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08/10/2013 07:12 EDT | Actualisé 08/12/2013 05:12 EST

Les cols blancs veulent un mandat de grève

Le syndicat des fonctionnaires municipaux du Québec en a assez des propos du maire sortant Régis Labeaume sur les relations de travail avec les employés en pleine campagne électorale. Il brandit maintenant la menace d'une grève.

Le syndicat devance son assemblée générale du mois de novembre au 23 octobre pour demander un mandat de grève à ses membres avant le jour de l'élection municipale.

Le président du syndicat, Jean Gagnon, ne digère pas la dernière proposition d'Équipe Labeaume de réduire de 17 millions de dollars la masse salariale des employés municipaux et d'en faire un engagement électoral.

Le chef syndical accuse le maire de négocier de mauvaise foi en disant une chose et son contraire. « Il dit : "C'est non négociable" et dans la même phrase il ajoute : "Si le syndicat refuse de négocier" », explique Jean Gagnon.

Les procureurs des fonctionnaires municipaux étudient aussi la possibilité de porter plainte pour avoir enfreint l'article 12 du Code du travail pour ingérence dans les activités syndicales.

Jean Gagnon affirme que c'est le pire climat de travail qu'il ait jamais vu à la Ville. Il qualifie l'atmosphère de « pourrie » en affirmant que les syndiqués sont actuellement victimes de harcèlement.  « Les gens appellent aux plaintes à la Ville de Québec juste pour écoeurer puis sacrer après les employés », déplore-t-il.

Réaction des cols bleus

Les cols bleus sont aussi choqués par la façon de faire du maire sortant de Québec. Dans un communiqué, le syndicat des employés manuels rappelle que Régis Labeaume disait ne pas vouloir négocier pendant la campagne électorale, alors  qu'il le fait « chaque jour sur la place publique ».

« Les déclarations entendues ce matin [mardi] démontrent, une fois de plus, l'ignorance abyssale du maire en matière de relations de travail », écrit le syndicat.

Le syndicat des cols bleus a déjà un mandat de grève en main.