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08/10/2013 06:33 EDT | Actualisé 08/12/2013 05:12 EST

Affaire Harnois : la Fédération française ne lâche pas le morceau

La médaillée olympique en taekwondo Marlène Harnois est de retour au pays, mais son projet de représenter le Canada aux Jeux olympiques de Rio en 2016 ne fait pas l'affaire de la fédération française.

Née au Québec, Harnois a remporté une médaille de bronze pour la France aux Jeux de Londres en 2012.

Mais la relation, tendue, avec son entraîneuse Myriam Baverel a dégénéré au printemps 2013. Elle a notamment accusé son ancienne entraîneuse de harcèlement psychologique, en plus d'avoir affirmé avoir été obligée de souscrire à un mariage blanc.

Pour porter les couleurs de son pays d'origine, Harnois doit obtenir le consentement de la Fédération française de taekwondo. Questionné à ce sujet par France 2 dans le cadre d'un reportage sur Harnois, le président Roger Piarulli a annoncé son intention de ne pas acquiescer à la demande de la Montréalaise.

« Ce sont des accusations gravissimes, a-t-il déclaré. Comment voulez-vous que je passe un coup de balai magique en disant : on oublie tout et je te laisse partir là-bas? Cela va être perçu comment dans l'opinion? »

Exclue de l'équipe nationale puis suspendue par sa fédération, Harnois a finalement décidé de revenir au Canada afin d'y poursuivre sa carrière.

Rejoint par France 2, Harnois ne cache pas sa consternation devant la réaction de la Fédération française : « J'ai tout perdu. Je pars en exil pour me reconstruire et il cherche encore à me prendre en otage ! »

Harnois avait confié à Radio-Canada Sports au début du mois de septembre qu'elle était consciente que les procédures pouvaient prendre du temps. Mais qu'elle était de retour au pays pour se battre.