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07/10/2013 11:30 EDT | Actualisé 07/12/2013 05:12 EST

Richard Bergeron et Mélanie Joly tirent sur Denis Coderre

Mélanie Joly et Richard Bergeron ont concentré leurs attaques sur Denis Coderre, lundi soir, lors d'un débat sur les transports et l'environnement organisé par le Conseil régional de l'environnement (CRE-Montréal). Ils ont dénoncé certaines de ses positions, alors que Marcel Côté tentait plutôt de vendre ses propres idées.

Un texte de François Cormier

Denis Coderre a tenté tant bien que mal de se défaire de l'étiquette de « champion de l'automobile » que lui ont accolée ses adversaires. Il a promis de porter à 370 le nombre de kilomètres de voies réservées à Montréal et rappelé qu'il promettait 50 kilomètres de nouvelles pistes cyclables chaque année.

Cependant, il s'est opposé à réduire le nombre de stationnements à Montréal. Il s'est également dit contre les péages. « Il y a des gens qui veulent taxer plus les voitures, mais il y a des automobilistes choqués, a-t-il constaté. Il faut trouver un équilibre. »

Le centre de compostage St-Michel

Ce n'est que dans la dernière partie de ce débat de deux heures et demie que les échanges ont commencé à être plus musclés. Il était alors question du centre de compostage Saint-Michel et du recul de Québec quant à l'emplacement de l'usine.

Richard Bergeron a accusé Denis Coderre d'être entré dans ce débat avec « de gros sabots » et d'avoir tenté de manipuler l'opinion publique. Il lui a également reproché d'adopter une position électoraliste.

« Monsieur Coderre et Monsieur Côté amènent leurs équipes à renier le vote qu'ils ont pris sur le sujet il y a quelques mois à peine », a-t-il déploré.

Denis Coderre a répliqué : « Si être à l'écoute de 10 000 signataires de pétition c'est avoir de gros sabots... Alors oui, je le ferai. »

Marcel Côté, lui, pense que le processus n'a pas été suivi correctement et qu'il est normal que le site ne puisse être retenu comme endroit où bâtir une usine de compostage.

Un amphithéâtre naturel au parc Jean-Drapeau

Mélanie Joly s'est dite surprise d'entendre Denis Coderre proposer de créer un amphithéâtre naturel au parc Jean-Drapeau pour faire des spectacles, un peu comme le « Hollywood Bowl » de Los Angeles. « Il a lu notre programme », a-t-elle déclaré.

Elle a également souligné que, contrairement à certains de ses adversaires, elle ne s'est pas rendue sur le site du festival Osheaga cette année seulement dans le but de s'attirer des votes.

Pour financer les transports en commun, Mélanie Joly a insisté sur sa promesse de trouver de nouvelles sources de financement, exigeant « 0,5 % de la TVQ perçue à Montréal ».

Elle a répété à quel point son projet de Service rapide par bus (SRB) était important pour la métropole. « Il faut faire un SRB, a-t-elle martelé. C'est un métro de surface. Ça a transformé Bogota. C'est le grand projet qui unira l'Est et l'Ouest. »

Côté à la défense du mont Royal

Marcel Côté a répété à plusieurs reprises qu'il faisait partie du conseil d'administration des « Amis de la montagne » et déclaré que le mont Royal avait besoin de grands projets. Il s'est présenté en défenseur du site.

Mélanie Joly a promis quant à elle de nommer un élu responsable de ce dossier si elle doit former un comité exécutif.

Marcel Côté admet qu'il n'a pas beaucoup attaqué ses adversaires. « Ce n'est pas mon style, a-t-il admis après le débat. Je ne suis pas quelqu'un qui attaque les autres. Je me présente moi-même. Les gens achètent ou n'achètent pas ».