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24/08/2013 11:40 EDT | Actualisé 24/10/2013 05:12 EDT

Attaque chimique alléguée en Syrie: le président Obama soupèse ses options

WASHINGTON - Les forces navales américaines se rapprochaient de la Syrie samedi, alors que le président Barack Obama étudiait ses options pour répondre à l'utilisation alléguée d'armes chimiques par les forces du régime de Bachar el-Assad.

Le président Obama a souligné qu'une intervention rapide dans la guerre civile en Syrie était problématique, compte tenu des discussions internationales qui devraient précéder une éventuelle frappe militaire.

La Maison-Blanche a indiqué que le président rencontrerait samedi son équipe de sécurité nationale pour étudier les prochaines étapes que les États-Unis pourraient entreprendre. Des responsables ont affirmé qu'une fois les faits établis, M. Obama prendrait une décision sur la façon de procéder.

Le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, a refusé de discuter précisément des mouvements de troupes, mais a affirmé que le président avait demandé au Pentagone de préparer des options militaires pour la Syrie.

Des responsables de la Défense ont déclaré à l'Associated Press que la marine avait envoyé un quatrième navire de guerre armé de missiles balistiques dans l'est de la Méditerranée, sans toutefois avoir donné d'ordres immédiats en vue d'un tir de missile en Syrie.

Les navires de guerre américains peuvent entreprendre toute une série d'actions, notamment lancer des missiles de croisière Tomahawk, comme ils l'ont fait en Libye en 2011 dans le cadre d'une opération internationale ayant mené à la chute du dictateur Mouammar Kadhafi.

M. Hagel a indiqué que les États-Unis coordonnaient leurs efforts avec la communauté internationale pour tenter de comprendre ce qui s'est produit près de Damas plus tôt cette semaine.

Les militants de l'opposition syrienne affirment qu'une attaque chimique dans une banlieue de la capitale a fait au moins 130 morts mercredi, dont de nombreux enfants.

Le président Obama hésite à s'impliquer dans une guerre qui a fait plus de 100 000 morts et qui met maintenant en scène le Hezbollah et Al-Qaïda.

«Si les États-Unis vont de l'avant et attaquent un autre pays sans mandat de l'ONU et sans preuve claire qui peut être présentée, il y a des questions qui se posent quant à ce que permet le droit international. Avons-nous la coalition nécessaire pour que ça fonctionne?», a déclaré M. Obama vendredi. «Ce sont des considérations dont nous devons tenir compte.»