NOUVELLES
22/08/2013 05:09 EDT | Actualisé 21/10/2013 05:12 EDT

Syrie : les bombardements continuent malgré les pressions internationales

afp/daya Ai-deen

Les forces du président syrien, Bachar Al-Assad, ont repris jeudi le bombardement des faubourgs de Damas contrôlés par les rebelles, maintenant la pression sur les quartiers qui auraient été la cible d'une attaque chimique mercredi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni en urgence a demandé mercredi après-midi que « la lumière soit faite » sur les accusations de recours aux armes chimiques dans les faubourgs de la capitale syrienne, mais il n'est pas parvenu à s'entendre pour demander une enquête à l'équipe de l'ONU déjà sur place.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ainsi qu'une trentaine d'autres pays, avaient demandé que le chef de la mission d'enquête de l'ONU en Syrie, le Suédois Ake Sellström, arrivé dimanche à Damas avec son équipe pour enquêter sur d'autres recours présumés aux armes chimiques, enquête sur ces derniers faits dès que possible.

Bien que le Conseil de sécurité n'ait pas appuyé cette demande, en raison, selon des diplomates, de l'opposition de la Russie et la Chine, les Quinze ont salué l'appel formulé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour que la lumière soit faite.

Les protestations s'amplifient

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit jeudi matin souhaiter une « réaction de force » de la communauté internationale s'il y a la preuve de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien.

Il n'est en revanche « pas question » d'envoyer des troupes militaires au sol, a ajouté le ministre.

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a pour sa part déclaré jeudi matin qu'avec l'attaque chimique de mercredi, « toutes les lignes rouges » avaient été franchies en Syrie.

L'Iran, allié de Damas, a estimé jeudi que le régime syrien ne pouvait pas être responsable de l'attaque chimique, et que, s'il y avait bel et bien eu une attaque chimique, elle devait être l'oeuvre de « groupes terroristes ».

Les frappes se poursuivent

Des roquettes tirées par des « orgues de Staline » et des obus de mortier se sont abattues aux premières heures de jeudi sur Djobar et Zamalka, deux des quartiers de la région de Ghouta où, selon différentes sources de l'opposition syrienne, des gaz neurotoxiques auraient fait entre 500 et 1300 morts mercredi.

Le quartier voisin de Kaboun, plus au nord, et le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, au sud, sont également la cible des bombardements, ajoutent les activistes.

À Djobar, un quartier situé à seulement 3 kilomètres du centre historique de la capitale, des explosions ont été entendues près d'une position fortifiée de l'armée régulière et d'un complexe où sont stationnés des chars, à la suite, semble-t-il, d'une attaque rebelle.

Selon Fadi Al-Chami, un combattant de la brigade Tahrir Al-Cham, une unité de l'Armée syrienne libre (ASL), des combats ont lieu en divers points le long de l'axe Djobar-Zamalka, où les insurgés se sont rapprochés des positions loyalistes en partie pour se protéger contre une nouvelle attaque chimique.

INOLTRE SU HUFFPOST

Galerie photo Les armes artisanales des rebelles en Syrie Voyez les images