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20/08/2013 01:22 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

Musharraf accusé du meurtre de Benazir Bhutto

L'ex-président pakistanais Pervez Musharraf a été officiellement accusé mardi du meurtre de Benazir Bhutto, ancienne première ministre assassinée lors d'un rassemblement politique en pleine campagne électorale, en 2007.

Selon un des avocats représentant l'ancien chef de l'armée pakistanaise, M. Musharraf a plaidé non coupable aux accusations de meurtre, de complot en vue de commettre un meurtre et de facilitation d'un meurtre.

« Les accusations sont sans fondement », a déclaré l'avocat Sayeda Afshan Adil. « Nous n'avons pas peur de cette procédure. Nous allons respecter le processus judiciaire. » La prochaine audience du tribunal aura lieu le 27 août.

Les procureurs responsables du dossier estiment qu'en tant que président, Pervez Musharraf n'avait pas assuré convenablement la sécurité de Benazir Bhutto.

Les autorités pakistanaises ont déployé des centaines de policiers le long de la route principale menant au tribunal et sur les toits à l'arrivée de Pervez Musharraf. Les journalistes n'ont pas été autorisés à assister à l'audience.

Les avocats de Musharraf ont d'ailleurs demandé à ce que leur client ne soit pas présent pendant les audiences, en raison des menaces qui pèsent sur lui.

Depuis son retour d'exil en mars dernier, Pervez Musharraf fait face à une multitude d'accusations concernant l'époque où il était au pouvoir. Ses décisions de renvoyer des juges importants et d'avoir suspendu la Constitution et imposé l'état d'urgence en 2007 sont notamment étudiées par le tribunal.

L'ancien président, au pouvoir entre 1999 et 2008, était rentré au pays après 4 ans d'exil dans le but de faire un retour en politique. Or, la justice pakistanaise a statué qu'il ne pouvait poser sa candidature lors d'une élection.

Jusqu'à présent, personne n'avait été inculpé pour la mort de Benazir Bhutto. À l'époque, Pervez Musharraf avait blâmé le chef des talibans pakistanais, qui avait réfuté toute implication.