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20/08/2013 12:33 EDT | Actualisé 20/10/2013 05:12 EDT

Le cœur branché sur Lac-Mégantic, ce dimanche, on chante pour son avenir

MONTRÉAL - Maintenant que la première onde de choc s’amenuise sans toutefois amoindrir la peine qui a fait son nid dans le cœur des Méganticois mais aussi des Québécois, alors que la vie tente de se réorganiser, de se reconstruire, il faut maintenant se tourner vers l’avenir.

Il faudra beaucoup, beaucoup de temps pour refaire une beauté à la ville, pour redynamiser le centre-ville, tout en soutenant les gens dramatiquement éprouvés. Il faudra donc encore beaucoup de sous pour réaliser le retour à la vie normale. Dans ce but, Radio-Canada, TVA, Télé-Québec et V se sont entendus pour diffuser simultanément, ce dimanche, 20h, «Avenir Lac-Mégantic», une spéciale de deux heures, enregistrée le 13 août dernier au Centre Bell et qui a permis d’amasser 500 000 $.

Gino Chouinard et Peter MacLeod, les deux initiateurs de l’événement, ont reçu l’appui de nombreux artistes dont Louis-José Houde, Rachid Badouri, Pénélope McQuade, Marie-Lise Pilote, Isabelle Boulay et plusieurs autres. Les téléspectateurs sont invités à contribuer au Fonds Avenir Lac-Mégantic.

L’enfance hors norme de quatre personnalités

Annie Pelletier, Me Anne-France Goldwater, René Simard et Stéphane Fallu ont bien voulu raconter leur enfance à Marie-Claude Barrette pour «Simplement vedette / Une enfance différente», le lundi 26 août, 20h, au Canal Vie. Ces histoires auraient pu faire l’objet d’une émission d’une heure chacune tellement elles sont chargées d’émotions.

Annie Pelletier, notre championne olympique, après avoir expliqué la somme des efforts, des heures, des douleurs que lui ont coûté son titre, ajoute que de viser les sommets ne peut faire d’une enfant soumise à une hyperdiscipline, une adulte équilibrée. Quand Me Goldwater n’avait que trois ans, sa mère s’est suicidée et son père s’est effondré. Et, comble de malchance, sa grand-mère ne l’aimait pas et refusait de s’en occuper. Donc, dès l’âge de 10 ans, la future avocate a dû se prendre en main sans compter sur quiconque. Aujourd’hui, elle dira qu’elle sait comment rendre tolérables les souffrances de quiconque entre dans son bureau.

L’histoire de René Simard, le Québec la connaît. Mais, aujourd’hui, l’homme mûr prend la mesure d’une vie exceptionnelle où il a compris très vite qu’il valait mieux garder le silence sur le côté sombre de sa vie de rêve. Enfin, Stéphane Fallu, fils d’une mère qui ne pouvait s’occuper de lui, a connu une enfance en familles d’accueil. De l’amour, il en a donné plus que reçu. Ces expériences l’ont rendu conscient et soucieux du bonheur de sa petite famille, sa raison de vivre.

Rouge! De colère? De fierté?

Pendant que la population suivait, heure par heure, l’évolution des manifestations étudiantes, lors du «Printemps érable» de 2012, d’autres caméras captaient l’activité sous-jacente à l’événement en concentrant l’attention sur les deux coporte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), qui étaient à l’époque, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, et de quelques membres de la coalition. Réunions, préparation de points de presse, votes, manifestations, revendications, implication des autres associations étudiantes, négociations avec le gouvernement, fatigue, questionnement, écoeurement, tout a été consigné dans «Carré rouge», le lundi 26 août, 21h, à Télé-Québec.

Le vendredi 30 août, à 19h et 19h30, à Historia, on en connaîtra un peu plus sur «La vie secrète de…» la reine Victoria et de Napoléon. Victoria avait la réputation d’être rabat-joie, colérique et… libertine. Son appétit débridé pour la «chose» a résulté en neuf enfants nés en l’espace de 15 ans sauf qu’elle n’avait aucun attachement particulier pour eux et pas vraiment de désir de s’en occuper. Quant à Napoléon, la terreur des champs de bataille, avait la mauvaise habitude d’être trop rapide au lit. De nature expéditive, il ne savait comment s’y prendre avec les femmes. Puis, il rencontra Joséphine, la seule femme qu’il ait aimé presqu’autant que son amour du pouvoir.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand les prisonniers furent libérés après des années de maltraitance, de peur, de privations, voilà que la liberté leur est redonnée. Mais comment reconstruire sa vie alors que physiquement, moralement, psychologiquement on a été détruit? Des personnes, dont la politicienne, Simone Veil, racontent comment s’est effectué le retour à la vie alors que plusieurs se retrouvaient sans famille, sans argent, vidés de leur énergie. «Après les camps, la vie», à TV5, le lundi 26 août, 22h.

À RADIO-CANADA: la récupération d’un butin de deux millions de dollars, quatre ans après le vol, devient une véritable course à obstacles pour cinq copains issus du «faubourg à m’lasse». «Les Doigts croches», une comédie de Ken Scott avec Roy Dupuis, Patrice Robitaille, Claude Legault, Paölo Noël et Jean-Pierre Bergeron, à voir ce samedi, 20h. Parmi les sujets de «Découverte», ce dimanche, 18h30, on explique la prosopagnosie (face blindness), un trouble neurologique qui empêche de reconnaître les visages.

À ARTV: les retrouvailles avec Yvon Deschamps sont toujours heureuses (et drôles). Il sera l’hôte de ce dimanche, avec à 19h30 «L’humour, qu’ossa donne?» et à 21h, «Yvon Deschamps au Manoir».

À RDI: théâtre, cinéma, télévision, Monique Miller est une figure importante à tous les niveaux. Rôles légers ou dramatiques, elle a toujours su rendre l’intensité des personnages qu’on lui a confiés. Qui ne se souvient pas d’Hélène, la femme alcoolique dans «Avec un grand A / Hélène et Alexis», de Janette Bertrand, ou de madame Félix Brisebois dans «Montréal P.Q.» de Victor-Lévy Beaulieu pour ne nommer que ceux-là. Aux «Grandes Entrevues – Monique Miller: une vie passionnée», on retrouve la comédienne dont la carrière a débuté au début des années 1950, le vendredi, 20h.

À EXPLORA: outre les drogues et l’alcool, il y a moyen d’aller chercher sa dose d’adrénaline de bien d’autres façons. À «Tabou», des personnes ayant des comportements compulsifs expliquent comment, en cédant à des envies sexuelles immodérées, en effectuant des achats compulsifs qui mènent à la faillite, en pratiquant le base jumping, un sport dangereux comme l’explique un adepte qui a perdu une cinquantaine d’amis en peu de temps, ou encore en étant accro aux jeux en ligne (22 décès en Corée du Sud), on risque sa vie. Le vendredi 30 août, 22h30.

À MUSIMAX: Michael Bolton roule sa bosse depuis une quarantaine d’années et continue de plaire et de remplir les salles. Le vendredi 30 août, 20h, on le retrouve au Royal Albert Hall alors qu’il interprète «How Am I Supposed to Live Whithout You?», «Time, Love and Tenderness», «Murder my Heart» et d’autres encore.