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19/08/2013 02:59 EDT | Actualisé 18/10/2013 05:12 EDT

Soins aux aînés : un problème d'ordre national, selon les Canadiens

Les Canadiens semblent très préoccupés par les soins de santé pour les aînés. Dans tout le pays, il n'y a qu'au Québec où une majorité de gens croit que les hôpitaux et les centres de soins de longue durée suffiront pour répondre à leurs besoins dans leur région.

Ces constatations ressortent d'un sondage Ipsos Reid mené pour le compte de l'Association médicale canadienne, qui a été dévoilé lundi. Ainsi, 89 % des répondants ont dit croire que les soins donnés aux aînés représentaient un problème d'intérêt national, qui devrait intéresser tous les ordres de gouvernement: fédéral, provinciaux et municipaux.

Même au Québec, traditionnellement plus autonomiste, 71 % des répondants ont dit croire que le gouvernement fédéral « a un rôle important à jouer dans l'élaboration d'une stratégie nationale liée aux aînés. »

De même, dans chaque province, c'est une minorité qui se dit convaincue que les hôpitaux et les CHSLD seront capables de gérer les besoins des aînés dans leur région. Ce sont ainsi 38 % des Ontariens, par exemple, et 33 % des Albertains.

Seule exception : le Québec, où une faible majorité, soit 56 % des répondants, croient qu'ils suffiront à la tâche dans leur région.

Système public

De plus, environ 60 % des Canadiens estiment qu'ils devront compter sur le système public s'ils ont besoin de soins à domicile ou de soins de longue durée lorsqu'ils seront à la retraite.

Là encore, les Québécois misent plus que les autres Canadiens sur ces soins dispensés par le système public. Ils sont ainsi 72 % à dire qu'ils devront compter sur le système public s'ils ont besoin de soins à domicile ou de soins de longue durée, comparativement à 50 % des répondants en Alberta et 55 % en Ontario.

Environ 34 % des répondants au Canada ont rapporté avoir fait des plans pour s'assurer d'avoir les moyens d'obtenir des soins de longue durée ou des soins à domicile, au besoin.

Le sondage a été mené auprès de 1000 répondants adultes, du 17 au 26 juillet. Il comporte une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage, dans 95 % des cas.