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19/08/2013 06:16 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

L'ONU demande l'accès complet pour son équipe en mission sur les armes chimiques

NEW YORK, États-Unis - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé lundi à ce que les experts arrivés dimanche en Syrie bénéficient d'un «accès complet» aux endroits qui auraient possiblement subi des attaques à l'arme chimique.

Il a affirmé que cet accès devait permettre d'interviewer des témoins, des victimes et du personnel médical, de conduire des enquêtes et de prélever des échantillons.

Après des mois de négociations avec le gouvernement syrien, une équipe de 20 experts de l'ONU, dirigée par un expert suédois en armes chimiques, Ake Sellstrom, est arrivée à Damas dimanche afin d'enquêter dans trois endroits où ont censément eu lieu des attaques à l'arme chimique. Il s'agit du village de Khan al-Assal, à l'ouest d'Alep, et de deux autres endroits gardés secrets pour des raisons de sécurité.

Des diplomates et des experts en matière d'armes chimiques ont soulevé des doutes sur la possibilité que l'équipe ne découvre quoi que ce soit, puisque les supposées attaques ont eu lieu il y a des mois déjà.

Le mandat pour l'enquête est également limité: l'équipe doit établir si des armes chimiques ont été utilisées et, si oui, lesquelles. Elle n'a pas à déterminer à qui revient la responsabilité de l'attaque, ce qui a mené certains critiques à questionner la valeur réelle de cette enquête.

M. Ban a affirmé que si l'équipe rapportait l'utilisation d'armes chimiques, il en reviendrait alors à la communauté internationale de décider quelles actions subséquentes devraient être prises.

Il a aussi rappelé que l'utilisation d'armes chimiques constituerait un crime international.