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16/08/2013 02:02 EDT | Actualisé 16/10/2013 05:12 EDT

Le Sénat a officiellement demandé à la GRC d'enquêter sur les dépenses de Wallin

OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé vendredi qu'elle avait officiellement été appelée à vérifier les dépenses de la sénatrice Pamela Wallin.

La porte-parole de la GRC, la caporale Sherley Goodgie, a affirmé que la demande avait été reçue mercredi.

La décision d'ouvrir ou non une enquête revient maintenant à la GRC.

La Sénat s'est adressé à la GRC après qu'un audit de la firme Deloitte eut signalé que Mme Wallin avait réclamé le remboursement de nombreux frais de déplacement non justifiés depuis son entrée à la chambre haute en 2008.

Les vérificateurs ont relevé 121 348 $ de dépenses non justifiées. Ils ont aussi recommandé de faire enquête sur d'autres dépenses totalisant 21 000 $.

Pamela Wallin, qui a quitté le caucus conservateur pour siéger comme indépendante en mai, a déjà signé un chèque de 38 000 $ et promis de rembourser personnellement toute dépense non justifiée avec intérêts.

Lors d'une conférence de presse tenue vendredi à Ottawa, la députée néo-démocrate Alexandrine Latendresse a rappelé que, pour les sénateurs, le fait de demeurer dans la province qu'ils représentent relève de l'exigence constitutionnelle.

«Ce n'est pas seulement une question de réclamations, bien que cela soit aussi un problème, puisqu'il est question de dépenser l'argent des contribuables mais, d'un point de vue constitutionnel, il faut s'assurer que ces gens respectent ce qui est exigé», a-t-elle déclaré.

Si elle écarte la question d'un éventuel problème de représentativité des provinces au sein de la chambre haute, Mme Latendresse s'interroge à savoir pourquoi ces sénateurs supposément fautifs ont été nommés au départ alors qu'ils ne répondaient pas aux exigences inscrites dans la Constitution.

Par ailleurs, dans un communiqué publié vendredi, le Nouveau Parti démocratique se demande, à la lumière du cas de Pamela Wallin, de quelle manière il serait possible de prouver hors de tout doute qu'un sénateur réside dans une province plutôt que dans une autre.

«Si les vérificateurs externes ne peuvent pas prouver que Pamela Wallin vit effectivement en Saskatchewan, qui le pourra? Combien d'autres sénateurs ne respectent pas les exigences? Le Sénat peut-il prouver qu'il connaît le véritable lieu de résidence de tous les sénateurs?», se questionne l'opposition officielle aux Communes.