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15/08/2013 01:08 EDT | Actualisé 15/10/2013 05:12 EDT

La maison d'enchères Christie's veut évaluer les oeuvres d'un musée de Detroit

DÉTROIT - Un écriteau «à vendre» a été ironiquement accroché pour une courte période de temps au «Penseur» de Rodin, à l'Institut des arts de Detroit (DIA), tandis que d'autres pancartes ont été installées sur d'importantes statues parsemant le centre-ville, au moment où la métropole tente d'évaluer ses biens à la suite de la plus importante faillite municipale de l'histoire américaine.

Aucun des endroits connus de la ville n'est en vente — pour l'instant. Les panneaux à l'effet doux-amer étaient une idée de l'artiste Jerry Vile et d'un groupe de ses amis.

Dans une entrevue accordée au Detroit Free Press, l'artiste mentionne que la situation étant triste, «mieux vaut en rire».

Selon le gestionnaire d'urgence nommé par l'État Kevyn Orr, certains des créditeurs de la ville ont réclamé une évaluation des biens appartenant à la municipalité.

Le DIA est considéré comme l'un des plus grands musées du pays, et abrite des centaines de peintures et de sculptures de Van Gogh, Brueghel l'Ancien, Renoir et d'autres maîtres. La Ville a acheté plusieurs de ces oeuvres il y a des années, en des temps plus prospères.

Les oeuvres pourraient être considérées comme étant des biens dans le cadre d'une faillite, une possibilité soulignée par M. Orr auprès des responsables du DIA plus tôt cette année. M. Orr a finalement déclaré faillite le 18 juillet.

Le directeur du musée, Graham Beal, a toutefois assuré au Detroit News que l'institution irait en cour pour bloquer toute vente potentielle de la collection.

Kevyn Orr soutient que Detroit est insolvable et ne peut payer ses factures. Le déficit budgétaire s'élève à environ 380 millions $ US. La dette à long terme pourrait atteindre les 20 milliards $ US.

M. Orr a contacté la maison de vente aux enchères Christie's pour faire évaluer certaines oeuvres de l'institution. Christie's aidera également à évaluer les oeuvres tout en laissant Detroit en demeurer propriétaire.

En plus des affichettes «à vendre» aperçues — puis rapidement retirées — autour des bâtiments du musée, d'autres pancartes similaires ont été laissées sur des statues des anciens maires Hazen Pingree et William Maybury.

«On m'a dit que dès qu'elles ont été affichées, elles ont été retirées», a confié M. Vile au Detroit Free Press.