NOUVELLES
13/08/2013 03:34 EDT | Actualisé 12/10/2013 05:12 EDT

Égypte : les partisans de Morsi ne reculent pas

La situation politique en Égypte prend l'allure d'une impasse. D'un côté, les partisans du président renversé Mohamed Morsi poursuivent leurs manifestations, tandis que de l'autre côté, les nouvelles autorités semblent hésiter à mettre un terme à la contestation par la force.

En plus d'occuper par milliers deux places publiques du Caire depuis un mois, les partisans de M. Morsi ont manifesté mardi dans plusieurs quartiers de la ville, notamment aux abords des ministères.

Selon des sources sécuritaires, une personne a été tuée et au moins dix manifestants ont été blessés lors des heurts à proximité du quartier de Guizeh.

Aux alentours du ministère des Biens religieux (Awqafs), les résidents du quartier ont affronté les manifestants à coups de pierre. La police est intervenue en lançant des grenades lacrymogènes.

Dimanche dernier, l'ultimatum lancé par la police aux partisans de M. Morsi pour qu'ils quittent les places Rabia al-Adawiya et Nahda n'a pas été suivi d'exécution.

Les nouvelles autorités du pays issues du coup d'État du 3 juillet semblent hésiter quant à la stratégie à adopter. Certains de ses membres opteraient pour la manière forte, tandis que d'autres prônent le dialogue avec les Frères musulmans.

De leur côté, les Frères musulmans exigent le rétablissement de Mohamed Morsi dans ses fonctions et refusent de dialoguer avec des autorités « illégitimes ».

Les violences entre pro et anti-Morsi et entre pro-Morsi et forces de l'ordre ont déjà fait plus de 250 morts depuis la fin juin, essentiellement des manifestants pro-Morsi.

Reprise en main de l'armée

Le président par intérim Adli Mansour a nommé mardi 18 nouveaux gouverneurs de province, dont la moitié sont des généraux à la retraite.

Ces nouveaux gouverneurs remplaceront ceux nommés par M. Morsi et qui sont comptés parmi les Frères musulmans.

Durant l'ère d'Hosni Moubarak, les postes de gouverneurs étaient détenus par de hauts gradés retraités.