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12/08/2013 09:36 EDT | Actualisé 12/10/2013 05:12 EDT

Zimbabwe: Mugabe se fait intransigeant et défend le résultat du vote

HARARE, Zimbabwe - Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a déclaré lundi que son parti ne renoncera jamais à sa victoire lors des dernières élections présidentielles, dont l'issue a été confirmée par les observateurs africains et qui se sont déroulées sans la violence qui a entaché les votes précédents.

M. Mugabe a profité de son premier discours public depuis le vote du 31 juillet pour affirmer que les Zimbabwéens ont pu voter librement. Il a pris la parole à l'occasion d'une fête qui rend hommage aux combattants tués lors de la guerre d'indépendance en 1980.

«Ceux qui sont irrités par leur défaite peuvent bien se suicider s'ils le souhaitent. Mais je leur dis que même les chiens ne voudront pas renifler leur cadavre s'ils choisissent de mourir de cette façon», a-t-il lancé en Shona, un dialecte local, usant de formations imagées dont il ne se sert pas lorsqu'il parle en anglais.

La formation du président de 89 ans a remporté 61 pour cent des voix, contre 34 pour cent pour le parti du premier ministre sortant Morgan Tsvangirai.

M. Tsvangirai, qui a gardé ses distances du rassemblement de lundi, conteste le résultat du vote devant les tribunaux et dénonce une fraude massive. Dans un message adressé à ses partisans à l'occasion de cette fête, il a souligné que les Zimbabwéens étaient «toujours choqués par la manière éhontée» dont leur vote avait été «volé».

Robert Mugabe a quant à lui qualifié son opposant «d'ennemi» au sein de la fragile coalition formée avec son parti à l'issu des violences meurtrières qui avaient marqué le scrutin de 2008.

«Nous nous sommes débarrassés de l'ennemi comme de déchets. Ils disent que nous avons triché, mais ce sont des voleurs», a-t-il poursuivi, les accusant de corruption au cours de leur passage au gouvernement.

«Nous leurs disons ceci: vous ne connaîtrez jamais le succès à nouveau», a affirmé M. Mugabe, soutenant que son parti offrait aux Zimbabwéens la «démocratie sur un plateau».