Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Tennis Canada en santé

Le tennis canadien a connu une semaine mémorable. À la publication du classement de l'ATP, lundi, Milos Raonic et Vasek Pospisil se retrouvent respectivement au 10e et 40 échelon mondial.

Pospisil a fait un bon de 31 positions pour occuper ce nouveau rang.

Si l'ascension a été difficile, se maintenir dans l'élite le sera encore davantage.

Le vice-président du développement de l'élite à Tennis Canada, Louis Borfiga, était évidemment ravi des performances des représentants de l'unifolié.

« Quand même, hier soir (dimanche) on a bu une bonne bouteille parce que les résultats des Canadiens ont été tellement exceptionnels. »

On retrouve maintenant un Canadien de 22 et un autre de 23 ans parmi les 40 meilleures raquettes mondiales.

« Si je compare à l'Espagne ou à la France, ils n'ont pas de joueurs de cet âge-là dans le top 50. Il y en a zéro. On est le seul pays à avoir deux joueurs de cet âge-là dans le top 50. C'est exceptionnel ce qui se passe », a-t-il renchéri.

Frédéric Niemeyer, nouveau membre du Temple de la renommée de la Coupe Rogers, a participé au développement des deux joueurs.

C'est lui qui a conseillé à Milos Raonic de s'isoler dans une bulle, dans ses rencontres, pour mieux gérer ses émotions.

Avec Pospisil, il a développé sa rapidité sur le court.

« C'est un joueur qui est tellement foudroyant à voir jouer. J'ai quelques moments quand il saute dans les airs, ses poings, son gros sourire, il m'a fait vibrer quelques fois dans ses matchs », a affirmé le Sherbrookois.

Poursuivre le développement

Le travail est toutefois loin d'être terminé.

Rafael Nadal en a fait l'éloquente démonstration, en finale, dimanche.

« Quand il va rencontrer le top 4, c'est là qu'il va devoir se mesurer avec eux et gagner petit à petit ce qui lui manque pour les contester régulièrement », a déclaré Borfiga.

« Vasek (Pospisil) doit s'habituer à la balle des meilleurs joueurs du monde qu'il n'a pas l'habitude de jouer parce qu'il jouait, je vous le rappelle, des challengers il n'y a pas si longtemps que ça, a-t-il ajouté. Faut qu'il s'habitue à cette balle, qu'il s'habitue à ce rythme de jeu. »

Une finale et une demi-finale, c'est bien, mais Tennis Canada espère encore mieux.

« Je dirais que c'est une étape pour nos objectifs qui sont de gagner des tournois masters et évidemment un grand chelem », explique le vice-président du développement de l'élite à Tennis Canada.

Il reste à Milos Raonic et Vasek Pospisil encore au moins trois ou quatre années pour progresser.

Rendu là, pourquoi s'arrêter?

D'après un reportage d'Antoine Deshaies

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.