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12/08/2013 11:15 EDT | Actualisé 12/10/2013 05:12 EDT

Les caisses se vident

Les révélations se multiplient sur les problèmes financiers que traverse l'équipe suisse Sauber, qui tente de finaliser son entente de partenariat avec la Russie.

Les patrons de l'équipe, Monisha Kaltenborn et Peter Sauber étaient à Moscou ces derniers jours, a révélé le réseau ESPN, pour tenter d'obtenir la signature de Vladimir Ploutine, mais sans succès.

Selon le journal allemand Bild am Sonntag, les dettes de l'équipe suisse s'élèveraient à 106 millions de dollars américains. L'équipe devrait plus de 45 millions de dollars à ses fournisseurs, incluant Pirelli et Ferrari.

Elle serait en retard sur ses paiements aux pilotes titulaires Nico Hulkenberg et Esteban Gutierrez, mais également à Kamui Kobayashi, qui a quitté l'équipe à la fin de 2012. L'écurie devrait 3,3 millions de dollars au Japonais.

Monisha Kaltenborn tente de calmer le jeu sur toutes les tribunes, explique que l'entente est complexe, donc difficile à conclure. Elle ne veut pas parler d'argent et refuse de préciser l'étendue des dettes.

Les médias allemands disent que l'entente de partenariat pourrait s'effondrer si le jeune pilote russe Oleg Sirotkin, fils d'un des investisseurs russes, n'obtient pas son volant en F1 en 2014.

Des fournisseurs impatients

Dans le même temps, plus de 80 fournisseurs de l'équipe Sauber ont entamé une procédure en recouvrement auprès de la justice suisse. Parmi eux, on compte Pirelli (pour 1,3 million de dollars) et Ferrari, le motoriste de l'équipe.

Selon ESPN, Ferrari pourrait ne fournir ni moteur ni personnel à Spa en Belgique. Difficile à croire, mais possible...

Autre équipe, mêmes soucis. L'équipe Lotus a un passif de près de 160 millions de dollars, ce qui a obligé le propriétaire Gérard Lopez à faire le point.

« Sur cette somme, quiconque d'un peu intelligent verra que près de 120 millions sont des prêts des actionnaires à l'équipe, explique-t-il au magazine Autosport. Ce ne sont pas de vraies dettes. Les salaires ont été payés à temps, et personne ne s'énerve à l'usine. Je ne voulais pas en parler, mais il fallait remettre les pendules à l'heure, par respect pour le personnel. »

NDLR : Kimi Raikkonen a déjà dit qu'il attendait toujours des versements de 2012 et de 2013.

Gérard Lopez rappelle que l'équipe a progressé au classement, et a investi depuis qu'il a acheté l'équipe à Renault en 2009.

« Nous avons investi dans la soufflerie, dans le simulateur, dans les bancs d'essais, précise-t-il. Et les résultats sont là. On montre ce qu'on sait faire en piste. C'est notre plus belle garantie. »