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11/08/2013 11:41 EDT | Actualisé 11/10/2013 05:12 EDT

Al-Qaïda revendique les derniers attentats en Irak

En Irak, une branche d'Al-Qaïda a revendiqué la vague d'attentats qui a fait plus de 70 morts, samedi, pendant la fête de fin du ramadan.

Dans un communiqué, l'organisation appelée « l'État islamique en Irak et au Levant » a affirmé que les chiites au pouvoir en Irak ne connaîtront jamais la sécurité.

En plus des 74 morts, les attentats de samedi à Bagdad ont fait plus de 320 blessés.

Le mois du ramadan a fait en tout 800 morts, ce qui en fait le plus sanglant en Irak depuis 2008.

La communauté internationale a condamné ces attentats, mais la plupart des dirigeants irakiens, notamment le premier ministre Nouri Al-Maliki, sont restés silencieux.

Une population en colère

« Il n'y aura aucune amélioration de la situation en Irak », a déploré Abou Samer, ingénieur à la retraite de 64 ans habitant à Shaab, un quartier commerçant du nord de la capitale où un double attentat a entraîné la mort de huit personnes. Je ne peux faire confiance à aucun politicien, a-t-il ajouté, dénonçant la litanie des promesses non tenues. Ce sexagénaire a confié espérer envoyer ses enfants à l'étranger, « loin de ce qui est en train de se passer en Irak ».

De son côté, dans l'est de Bagdad, sur le site d'une autre attaque à la voiture piégée, Ali Al-Shammari, un vendeur de cigarettes de 35 ans, a souligné que l'impasse politique dans laquelle se trouve son pays était responsable de la flambée de violences. « Je ne voterai plus jamais pour personne. Combien de temps devons-nous vivre dans cette situation à cause des politiciens ? », s'est-il interrogé.

À Bagdad, les forces de sécurité ont renforcé dimanche les contrôles aux barrages routiers, provoquant de vastes embouteillages. Mais malgré ce dispositif, habituel après des attentats, de nouvelles violences ont fait six morts, ont annoncé des responsables.

Un engin explosif a provoqué la mort de trois soldats au sud de Bagdad, deux miliciens ont été abattus près de Bakouba et un homme qui franchissait un barrage policier à vive allure a été tué par un policier à Mossoul, dans le nord du pays.