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10/08/2013 02:14 EDT | Actualisé 09/10/2013 05:12 EDT

Manifestation à Londres pour dénoncer les mesures contre les gais en Russie

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi au cœur de Londres contre les mesures récemment prises en Russie contre les homosexuels alors même que s'ouvrent à Moscou les championnats du monde d'athlétisme.

Les manifestants, rassemblés non loin du 10 Downing Street, la résidence-bureau du premier ministre, et du Foreign Office, ont invité le gouvernement britannique à faire pression sur la Russie pour qu'elle abroge sa nouvelle législation interdisant toute « propagande » en faveur des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenres (LGBT).

« Vladimir Poutine, "tsar de l'homophobie" » a commenté sur son site Internet un vétéran de la cause gaie, le Britannique Peter Tatchell. « Son régime interdit l'expression publique de l'identité LGBT et proscrit la défense des droits humains des LGBT. »

La nouvelle législation russe a suscité une pluie de critiques en Occident, notamment de la part du président américain, Barack Obama.

Ce dernier, évoquant une série de mesures prises par Moscou contraires aux intérêts des États-Unis, s'est toutefois prononcé lors d'une conférence de presse, vendredi soir, contre un boycottage des Jeux olympiques d'hiver de février 2014 à Sotchi sur les bords de la mer Noire.

Vendredi, le président du Comité international olympique (CIO), le Belge Jacques Rogge, a demandé à la Russie des éclaircissements supplémentaires sur la façon dont elle compte appliquer dans le détail ce texte avant les JO de Sotchi.

« Il y a encore des incertitudes et nous avons décidé de leur demander plus d'éclaircissements », a-t-il dit. « Cela concerne la traduction en anglais de la loi russe. Nous voulons éclaircir cette traduction pour pouvoir comprendre ce qui nous a été transmis. » Jacques Rogge, qui doit quitter en septembre la présidence du CIO, a souligné que la charte olympique n'autorisait aucune discrimination.

Samedi, répondant à une requête en faveur d'un boycottage émanant du comédien Stephen Fry, David Cameron s'est aligné sur la position de l'allié américain. « Je partage vos profondes préoccupations quant aux abus visant les personnes homosexuelles en Russie », écrit le premier ministre britannique sur son compte Twitter.

« Néanmoins, je crois qu'on peut mieux combattre des préjugés en assistant [aux JO de Sotchi, NDLR] plutôt qu'en les boycottant ».

À travers le monde, une pétition a recueilli plus de 350 000 signatures pour demander l'abrogation de la législation russe et des bars gais aux États-Unis et ailleurs ont commencé à ne plus servir de vodka en signe de protestation.

Reuters