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10/08/2013 03:28 EDT | Actualisé 10/10/2013 05:12 EDT

Les critiques de la loi contre le militantisme homosexuel ne font que commencer

MONTRÉAL - Le régime russe est loin d'en avoir fini avec les critiques visant sa loi pour freiner le militantisme homosexuel, dit un expert des questions russes.

Selon Jacques Lévesque, professeur au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal, de nouveaux détracteurs se manifesteront sans doute à l'occasion des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, puisque le ministre des Sports, Vitali Moutko, a déjà déclaré que les participants aux épreuves sportives devront se plier à la réglementation controversée.

M. Lévesque pense que des athlètes égratigneront sans doute Moscou lorsqu'ils accorderont des entrevues ou qu'ils poseront des gestes de solidarité à l'égard de la communauté gaie en marge des compétitions.

Le gouvernement russe a déjà essuyé plusieurs commentaires négatifs de la part entre autres du premier ministre canadien Stephen Harper et du président américain Barack Obama.

Les deux hommes s'accordent pour dire que Moscou a dépassé les bornes en permettant que des amendes et même des peines de prison puissent être imposées aux promoteurs de la cause gaie.

M. Harper a expliqué qu'il était impensable pour lui de punir qui que ce soit pour s'être livré à des «activités libres entre adultes».

Le chef de la Maison-Blanche s'est, quant à lui, dit hautement offensé de voir les homosexuelsrusses être muselés. Il a ajouté que, dans ce dossier, il existait un «fort désaccord entre Washington et Moscou».