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09/08/2013 04:31 EDT | Actualisé 08/10/2013 05:12 EDT

Été maussade pour les quincailleries

Avec le mauvais temps, la grève de la construction et les révélations de la commission Charbonneau, les astres étaient alignés pour que l'industrie de la quincaillerie voie son chiffre d'affaires baisser au cours de l'été.

Alors que les entrepreneurs en construction ont moins de contrats à se mettre sous la dent, une baisse de l'achalandage touche toutes les quincailleries du Québec, qui affichent des baisses de leur chiffre d'affaires de 5 à 25 %, selon l'Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT).

« C'est sûr qu'il va falloir remercier des employés, un employé dans notre cas », déplore Alain Maheu de la Quincaillerie Moussette ACE à Montréal, qui a enregistré une baisse de 8 % de son chiffre d'affaires. « À cause de la température surtout », estime-t-il.

Selon Richard Darveau, de l'AQMAT, les consommateurs qui n'ont pas pu faire autant de travaux que prévu au printemps ou pendant l'été ne pourront pas tous se rattraper à l'automne. M. Darveau estime d'ailleurs que les quincailleries vivent leur pire année en 10 ans.

La commission Charbonneau a joué un rôle dans ce phénomène, puisqu'à la lumière des révélations entendues depuis le début des audiences, plusieurs municipalités ont choisi de mettre des travaux sur la glace. Ajoutons à cela la grève de la construction qui est venue paralyser les chantiers pendant près de deux semaines.

Cette baisse des ventes en quincaillerie s'inscrit aussi dans un contexte où le secteur de la construction résidentielle connaît déjà une mauvaise phase, avec des mises en chantiers qui ont baissé d'environ 25 % pour la première moitié de l'année.

En attendant que les clients se remettent à affluer, les propriétaires de quincailleries n'espèrent qu'une seule chose : du beau temps pour inciter les gens à sortir le pinceau. « Moi, je dis que c'est la température qui va nous aider pour le reste de l'année », affirme Alain Maheu avec optimisme.

D'après un reportage de Pasquale Harrison-Julien