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09/08/2013 12:48 EDT | Actualisé 09/10/2013 05:12 EDT

Des milliers de partisans de l'ex-président Morsi manifestent en Égypte

LE CAIRE, Égypte - Des dizaines de milliers de partisans du président égyptien destitué sont descendus dans les rues du Caire et de plusieurs autres villes du pays, vendredi, pour réclamer son retour au pouvoir.

Les manifestants portaient des affiches ornées de photos de Mohammed Morsi, qui a été délogé du pouvoir le 3 juillet par les militaires, après des manifestations de millions d'Égyptiens réclamant son départ.

La plupart des manifestations de vendredi semblaient pacifiques, mais des affrontements ont éclaté dans au moins trois endroits entre partisans et opposants de M. Morsi, de même qu'avec les forces de sécurité.

Un responsable de la sécurité a indiqué que 28 personnes, dont trois policiers, avaient été blessées lors de heurts à Fayoum, au sud du Caire. Il a déclaré à l'Associated Press que les forces de sécurité avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des projectiles de petit calibre contre des partisans des Frères musulmans qui tentaient de prendre d'assaut le quartier général des services de sécurité de la province.

Des dizaines d'autres personnes ont également été blessées dans des affrontements entre partisans et opposants de M. Morsi dans plusieurs villages de la province de Sharqiya, dans le nord du pays, selon le site web du journal «Al-Ahram».

Dans la ville de Mahalla, dans le delta du Nil, quatre manifestants pro-Morsi ont été blessés après que des résidents les eurent attaqués lorsqu'ils ont commencé à distribuer des dépliants critiquant le dirigeant militaire Abdel-Fattah el-Sissi, ont mentionné des témoins.

Dans la province de Gharbia, au nord du Caire, trois personnes ont subi des blessures après des affrontements entre des villageois et des partisans de M. Morsi qui avaient organisé une manifestation. Les deux groupes se sont lancé des pierres avant d'en venir aux mains.

Les partisans de M. Morsi réclament son retour au pouvoir, la restauration de la Constitution écrite sous le président déchu et le retour du conseil législatif dominé par les islamistes.

Le gouvernement intérimaire a rejeté ces demandes et met plutôt de l'avant un plan de transition accéléré prévoyant la révision de la Constitution et la tenue d'élections présidentielle et parlementaires au début de l'année prochaine.

Le gouvernement intérimaire égyptien, soutenu par l'armée, a par ailleurs annoncé cette semaine son intention de démanteler les camps des manifestants pro-Morsi dans la capitale, plusieurs fois décrits comme des menaces à la sécurité nationale.