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07/08/2013 10:13 EDT | Actualisé 07/10/2013 05:12 EDT

Gibraltar : Londres et Madrid tentent de s'entendre

Le premier ministre britannique David Cameron et son homologue espagnol Mariano Rajoy ont convenu, lors d'un entretien téléphonique mercredi, de la nécessité de faire baisser la tension entre les deux pays au sujet de Gibraltar.

David Cameron a indiqué que Londres n'était pas disposé à modifier sa position quant à la souveraineté de Gibraltar, mais était ouvert au dialogue.

« M. Rajoy a dit qu'il était d'accord pour que cette question ne constitue pas un obstacle dans les relations bilatérales et que nous devions trouver un moyen de parvenir à une désescalade [du conflit] », ont indiqué les services du premier ministre britannique par voie de communiqué.

Madrid revendique la souveraineté de Gibraltar, un territoire britannique où vivent 30 000 habitants. Cette question est un point d'achoppement majeur des relations hispano-britanniques.

Lors de la rencontre téléphonique, David Cameron a fait part de ses « sérieuses préoccupations » quant à l'éventualité que l'Espagne impose un « péage » à la frontière de Gibraltar.

Mardi, l'ambassadeur britannique à Madrid a déposé une plainte officielle auprès des autorités hispaniques pour dénoncer ce que Londres qualifie de « contrôles frontaliers disproportionnés ».

Il y a deux semaines, les relations entre les deux pays se sont dégradées alors que les autorités de Gibraltar ont décidé de construire un récif artificiel en béton dans la Méditerranée, pour mettre fin aux incursions dont ils accusent les pêcheurs espagnols.

Mariano Rajoy a signifié qu'il jugeait « inacceptables » l'attitude de Gibraltar et la construction de ce récif.

Un soutien des Malouines

Le gouvernement de Gibraltar a affirmé mercredi avoir reçu, par lettre, le soutien du gouvernement des îles Malouines, archipel reconquis par les autorités britanniques en 1982 et revendiqué par l'Argentine.

Ian Hansen, du gouvernement des îles Malouines, aurait exprimé dans cette lettre l'inquiétude de son gouvernement quant aux récentes tensions entre Gibraltar et l'Espagne.