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06/08/2013 06:22 EDT | Actualisé 06/10/2013 05:12 EDT

Un véhicule piégé explose dans une banlieue de Damas: 18 morts et 56 blessés

BEYROUTH - Un véhicule piégé a explosé mardi dans une banlieue de Damas, faisant au moins 18 morts et 56 blessés, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne.

Selon l'agence SANA, la puissante explosion a frappé la banlieue de Jaramana tard mardi soir.

Les résidants de cette banlieue, située à quelques kilomètres au sud-est de Damas, sont réputés être des partisans du régime du président Bachar el-Assad.

L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.

Plus tôt mardi, les insurgés syriens se sont emparés d'une importante base aérienne près de la frontière avec la Turquie, dans le nord du pays, au terme de plusieurs mois de combats.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme, la base d'hélicoptères Mannagah est tombée 24 heures après que les rebelles, menés par des combattants affiliés à Al-Qaïda, eurent lancé une grande offensive pour s'en emparer. Le Centre médiatique d'Alep précise que la base a été capturée peu avant l'aube.

La télévision publique syrienne a nié que la base soit passée entre les mains des rebelles et a affirmé que les combats se poursuivaient, précisant que les insurgés avaient subi de lourdes pertes.

La base de Mannagah, dans le nord de la province d'Alep, se trouve au coeur du territoire contrôlé par les insurgés. Les rebelles tentaient de s'en emparer depuis l'an dernier, mais s'étaient heurtés à la résistance féroce des troupes gouvernementales.

La chute de la base était toutefois attendue depuis que les rebelles en avaient capturé un secteur en juin.

La base de Mannagah est la plus importante installation militaire à tomber entre les mains des rebelles depuis qu'ils se sont emparés, en janvier, de la base de Taftanaz, aussi dans le nord du pays.

Par ailleurs, le principal groupe de l'opposition a accusé le régime El-Assad d'avoir commis plus de 20 massacres pendant le mois sacré du Ramadan, coûtant la vie à des centaines de civils.

Le rapport de la Coalition nationale syrienne fait notamment état de trois attaques à l'arme chimique, d'exécutions sommaires et de victimes brûlées vives. Le rapport, dont le contenu n'a pas pu être vérifié de façon indépendante, sera remis aux enquêteurs de l'ONU.