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24/07/2013 08:02 EDT | Actualisé 23/09/2013 05:12 EDT

Vandalisme à la sortie des bars : des solutions proposées pour apaiser les citoyens

Les résidents de la rue Saint-Amable, exaspérés par les actes de vandalisme dans leur quartier, ont rencontré les autorités policières, mardi soir, dans l'espoir d'apporter des solutions. Plusieurs citoyens se plaignent du grabuge et des méfaits commis par les fêtards à la sortie des bars.

Des voitures vandalisées, des vitres fracassées et des bagarres entre fêtards sont monnaie courante dans cette rue parallèle à la Grande Allée.

Une trentaine de citoyens ont assisté à la rencontre pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de la situation. « Ce qui ressortait c'est vraiment une exaspération complète par rapport à la problématique », explique une porte-parole des résidents, Nathalie Arsenault.

Différentes pistes de solutions ont été apportées pour tenter de régler le problème. Les citoyens réclament notamment une surveillance policière plus importante à la sortie des bars, l'ajout d'éclairage sur la rue et l'installation de caméras pour décourager les vandales.

Un résident a aussi proposé d'installer des affiches dans le secteur indiquant aux passants de baisser le ton le soir puisque des résidents habitent le quartier. « On ne sait pas quel impact ça pourrait avoir, mais on peut tenter notre chance. On se dit que les gens souvent ne s'imaginent pas qu'il y a des résidents, des familles et des enfants qui habitent dans le secteur. Les gens pensent qu'il y a juste du béton et des bureaux », soutient Mme Arsenault.

Formuler des plaintes

Une porte-parole du Service de police de la Ville de Québec affirme que l'échange entre les citoyens et les forces de l'ordre a été positif.

Les policiers effectuent déjà de la surveillance dans le secteur, mais comme l'indique, Nancy Roussel, la plupart des plaintes pour désordre sont signalées par les patrouilleurs eux-mêmes.

« On les a invités à ne pas se gêner d'appeler le 911 parce que dans le nombre d'appels, il y a 30 % qui sont créés par les patrouilleurs pendant qu'ils sont sur les lieux. Il faut que les gens participent un peu plus », explique la porte-parole.

Seulement une dizaine de plaintes ont été signalées à la police depuis janvier 2013.

« Les résidents avaient beaucoup baissé les bras par rapport à cette problématique. Les gens étaient tannés et gênés d'appeler le 911, on pourrait tellement appeler souvent, toutes les nuits, toutes les semaines, » explique Nathalie Arsenault, en ajoutant que les résidents se promettent désormais de signaler plus assidûment les méfaits.

Une autre rencontre entre les résidents et les policiers pourraient avoir lieu dans quelques mois pour faire le point.