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24/07/2013 01:18 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

L'opposition syrienne attendue vendredi à l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prévu une réunion informelle vendredi avec des membres de la Coalition nationale syrienne (CNS), principale composante de l'opposition au président Bachar Al-Assad.

Le chef du Conseil militaire suprême, le général Salim Idriss, a déclaré à Reuters qu'il n'y participerait pas en raison de la situation sur le terrain.

Des représentants politiques et militaires de l'opposition composeront la délégation qui sera conduite par le nouveau président de la CNS, Ahmad Djarba, soutenu par l'Arabie saoudite, a dit l'ambassadeur de Grande-Bretagne aux Nations unies, Mark Lyall Grant.

Cette rencontre informelle vise à offrir à l'opposition syrienne « un forum pour que les membres du conseil aient un échange franc et informel avec la coalition nationale et puissent discuter des questions essentielles du conflit syrien », a ajouté le diplomate.

Ces questions concernent « l'arrêt des violences et la préparation de la conférence Genève II, mais aussi les réponses à apporter aux questions de l'accès humanitaire, des droits de l'homme, des réfugiés et de la protection des civils ».

Un porte-parole de la mission de l'ONU à Moscou a confirmé que la Russie se joindrait aux 14 autres membres du Conseil de sécurité.

Moscou demeure le premier soutien de Bachar Al-Assad et le premier fournisseur d'armes du régime syrien.

« Pas assez d'armes »

Pour l'instant, les tentatives visant à organiser une deuxième conférence sur le conflit syrien à Genève se sont soldées par un échec.

L'ambassadeur de la Russie à l'ONU, Vitali Tchourkine, a déclaré mardi lors d'un débat au conseil de sécurité de l'ONU que le gouvernement syrien était favorable à des discussions avec les représentants de l'opposition.

« Un nombre significatif d'opposants syriens, dont la Coalition nationale syrienne, ne sont cependant pas encore prêts, malheureusement, à participer à la conférence », a-t-il ajouté.

En visite à Paris où ils ont rencontré le président François Hollande, Ahmad Djarba et le général Salim Idriss ont déclaré mardi que l'opposition ne disposait toujours pas de suffisamment d'armes de pointe pour renverser la situation à leur profit sur le terrain.

« Les armes sont l'un de nos objectifs, a déclaré Ahmad Djarba à la presse. La France a un rôle essentiel à jouer [...] et nous lui demandons une aide diplomatique, humanitaire et militaire. »

Le général Salim Idriss a estimé que les pays européens et les États-Unis ne fournissaient pas une aide militaire suffisante aux rebelles et que ces derniers n'avaient toujours pas les armes dont ils avaient besoin. « Non. Nous n'en avons toujours pas assez », a-t-il déclaré à Reuters.

Reuters

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