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24/07/2013 03:55 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

Les cols bleus officiellement dédommagés

La Ville de Québec a finalement payé son dû aux cols bleus pour compenser les heures de travail perdues par les employés manuels en raison de la privatisation de la collecte des ordures.

Le président du Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec, Marc-André Dufour, confirme que l'administration Labeaume a émis un chèque de 1,7 million de dollars pour couvrir les pertes encourues en 2010.

Le syndicat réclame également des indemnités pour 2012 et 2013. « Comme l'arbitre nous l'a dit, pour la deuxième et la troisième année, on va s'assoir avec la Ville. Je pense que le jugement est assez clair pour définir les montants qui correspondent à la deuxième et troisième année », avance M.Dufour.

Selon ce dernier, les arbitres estiment à environ 3 millions le montant que la Ville devrait défrayer en compensation pour ces deux autres années. Si les deux parties ne parviennent pas à s'entendre, ils devront aller en arbitrage de nouveau.

Or, à cet effet, M.Dufour est optimiste. Le fait, dit-il, que la Ville ait procédé à ce premier paiement « prouve sa bonne foi ». Sans compter qu'il est peu probable qu'un nouvel arbitrage parvienne à une conclusion différente en faveur de la Ville.

Le syndicat a mis cet argent de côté et attend de connaître le montant total du dédommagement pour établir de quelle façon il sera utilisé ou distribué aux membres lésés.

Par ailleurs, les négociations entre la Ville et les cols bleus, suspendus le temps des vacances, devraient reprendre d'ici quelques semaines.

Rappel des faits

Le syndicat des employés manuels contestait la décision de la Ville de confier au privé la collecte des ordures pour les arrondissements de La Cité-Limoilou, Des Rivières et de la Haute-Saint-Charles.

Les employés manuels réclamaient 5,3 millions de dollars pour compenser les heures de travail perdues, comme le prévoit la convention collective.

En octobre dernier, l'arbitre avait statué que la Ville avait violé la convention collective en agissant ainsi. Elle avait privé les cols bleus de 130 000 heures de travail.

Rappelons, par ailleurs, que les cols bleus ont déjà déposé un grief pour contester l'octroi par la Ville de Québec de contrats d'horticulture et d'entretien ménagé au secteur privé.