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24/07/2013 01:23 EDT | Actualisé 23/09/2013 05:12 EDT

Fin du siège au parlement de la Bulgarie

SOFIA, Bulgarie - Les policiers ont mis fin au siège du parlement bulgare, tôt mercredi matin, escortant plus de 100 députés et ministres qui avaient été confinés à l'intérieur de l'édifice pendant plus de huit heures.

Les manifestants ont été dispersés par les policiers de l'escouade antiémeute, qui ont ouvert un passage afin de permettre aux 109 personnes — dont trois ministres, environ 30 législateurs et des membres de leur personnel — qui étaient coincées dans l'édifice.

Les manifestations antigouvernementales qui secouent la Bulgarie depuis plus de 40 jours ont connu leur point culminant mardi soir avec ce siège. Les affrontements ont fait sept blessés du côté des manifestants et deux du côté des policiers.

Les forces policières avaient auparavant tenté d'évacuer les otages dans un autocar, mais des manifestants leur avaient bloqué la route. Des roches ont été lancées sur le véhicule.

Le ministre bulgare de l'Intérieur, Tsvetlin Yovchev, s'est dit très satisfait du travail des policiers. Selon lui, ils ont agi de façon adéquate même s'ils faisaient face à des manifestants qui s'étaient comportés de façon «extrêmement agressive».

Les parlementaires bulgares n'ont pas siégé mercredi. Le président du Parlement, Mihaïl Mikov, a exhorté les législateurs à ne pas rentrer au travail jusqu'à ce que le calme soit revenu dans la capitale.

Le gouvernement bulgare — une coalition dirigée par les socialistes — a été porté au pouvoir lors d'un scrutin anticipé en mai dernier après la démission en bloc de l'ancien cabinet. Celui-ci n'a pas survécu à la colère de la population, échaudée par les mesures d'austérité.

La nomination d'un magnat de la presse controversé à la tête de l'Agence nationale de la sécurité a provoqué cette nouvelle vague de manifestations. La désignation de Delyan Peevski a été annulée, mais les manifestants jugent que le gouvernement demeure corrompu et qu'il doit partir.