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24/07/2013 07:39 EDT | Actualisé 23/09/2013 05:12 EDT

Après Ullrich et Pantani, la liste est longue

Le rapport du Sénat français confirme que Marco Pantani et Jan Ullrich étaient bien dopés à l'EPO durant le tour de France 1998, et il nomme d'autres athlètes fautifs.

Troisième sur le podium cette année-là, l'Américain Bobby Julich ne figure toutefois pas sur la liste, précise la commission d'enquête, contrairement à ce que publiait le quotidien Le Monde dans son édition de mardi. Seul un des échantillons de l'Américain laissait voir des traces d'EPO selon la méthode d'analyse visuelle en vigueur en 2000, mais ne présente pas tous les critères permettant de le déclarer positif (s'il s'était agi de contrôles à visée disciplinaire) selon les critères de l'Agence mondiale antidopage (AMA) alors en place.

La liste des coureurs dopés à l'EPO contenue dans le rapport est longue. On y trouve également les sprinteurs allemand Erik Zabel et italien Mario Cipollini, les Italiens Andrea Tafi, Nicola Minali, Fabio Sacchi, le champion du monde espagnol Abraham Olano et ses compatriotes Marcos Serrano et Manuel Beltran, l'Allemand Jens Heppner et le Néerlandais Jeroen Blijlevens.

Ullrich a reconnu s'être dopé durant sa carrière en juin dernier, mais il n'avait fait mention que d'autotransfusions sanguines, non d'EPO.

Marco Pantani avait réalisé le doublé Tour de France-Tour d'Italie en 1998. Un taux d'hématocrite trop élevé en 1999 avait tenu l'Italien à l'écart du Giro. Il est mort en 2004.

Les membres de la Commission d'enquête du Sénat français sur le dopage ont eu accès à des bordereaux de prélèvements de cyclistes ayant participé aux Tours de France 1998 et 1999. Ils ont confronté ces bordereaux où figurent les noms avec les résultats d'analyses effectuées de manière anonyme fin 2004 par le laboratoire de Châtenay-Malabry.

Les parlementaires ne donnent pas le résultat de ces recoupements dans leur rapport, mais fournissent les documents permettant d'identifier les coureurs.