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23/07/2013 08:14 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

Pistolets à impulsion électrique : verdict du jury

Le jury à l'enquête du coroner sur Aron Firman, mort en 2010 après avoir été atteint par la décharge d'un pistolet électrique lors d'une altercation avec la police à Collingwood en Ontario, doit statuer mardi si l'arme Taser est responsable ou non du décès de l'homme de 27 ans, un cas très suivi au pays. 

La famille de la victime, qui souffrait de schizophrénie, espère que les jurés recommanderont un encadrement plus strict de l'usage de pistolets de ce type, en plus d'améliorations dans la façon dont les policiers interviennent lorsqu'ils font face à des personnes aux prises avec des troubles mentaux.

Les parents d'Aron Firman ont eu de la difficulté à contenir leurs émotions durant leur témoignage en cour vendredi dernier, lors des plaidoiries finales.

En juin 2010, des agents de la Police provinciale avaient été appelés à une résidence de Blue Mountain, à Collingwood, à la suite d'une plainte pour voies de fait. À leur arrivée, Aron Firman attendait assis à l'extérieur d'un bâtiment. Au moment de son arrestation, il se serait débattu et aurait foncé sur l'un des agents, qui a alors ouvert le feu à l'aide d'un pistolet à décharge électrique.

Pistolet sécuritaire?

Les agents de la Police provinciale qui avaient été déployés ont été blanchis.

Les regards se sont plutôt tournés sur le pistolet Taser utilisé. Le médecin légiste en chef de l'Ontario a affirmé à l'enquête du coroner que l'arme était la « cause principale » de la mort de M. Firman, précisant qu'il n'avait jamais vu au cours de sa carrière un cas où il lui était apparu aussi évident que l'usage du pistolet électrique était lié à un décès.

Le Dr Micheal Pollanen a, toutefois, témoigné que la victime avait un coeur légèrement plus gros que la moyenne et était porteuse d'un gène qui pourrait l'avoir rendue plus sujette aux arrêts cardiaques.

Pour sa part, la compagnie Taser International a affirmé que M. Firman avait peut-être été victime d'une sorte de delirium, un état qui peut être présent chez des gens souffrant de maladies mentales ou qui prennent de la cocaïne.

Les jurés à l'enquête du coroner doivent déterminer la cause légale de la mort et formuler des recommandations pour éviter la répétition d'un tel drame.