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23/07/2013 02:12 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

Les épiciers canadiens ont mieux fait que ceux des États-Unis et d'Europe

TORONTO - Les supermarchés du Canada ont surpassé ceux des États-Unis et d'Europe en ce qui a trait aux marges de profit et aux paramètres de crédit, selon une analyse de Moody's rendue publique mardi.

Les trois plus importants épiciers canadiens — les Compagnies Loblaw (TSX:L), Sobeys d'Empire Company (TSX:EMP.A) et Metro (TSX:MRU) — voient leur marges de profit augmenter tandis que quatre chaînes européennes de supermarchés enregistrent une baisse des leurs et que les marges de deux sociétés américaines comparables demeurent stables.

En outre, les épiciers canadiens mènent leurs activités avec un niveau d'endettement moins élevé que leurs semblables internationaux, a fait remarquer Moody's.

L'agence de notation n'accorde pas de cote aux chaînes canadiennes de supermarchés. Elle a néanmoins été appelée à se prononcer sur l'industrie, en particulier compte tenu de l'acquisition des pharmacies Shoppers Drug Mart — Pharmaprix aux Québec — par Loblaw au coût de 12,4 milliards $ annoncée le 15 juillet et de celle à venir de Canada Safeway par Sobeys, en échange de 5,8 milliards $.

Bien que les épiciers canadiens soient plus petits et moins diversifiés, ils présentent de bonnes marges de profit et des paramètres de crédit supérieurs, a indiqué Moody's.

Selon l'agence, la marge de crédit de Loblaw va augmenter à la suite de l'entente avec Shoppers, dont l'acquisition sera payée en argent comptant et en actions, mais elle devrait baisser d'ici deux ans.

Les chaînes européennes de supermarchés comparables — qui incluent Tesco, Carrefour, Koninklijke Ahold et Delhaize — sont beaucoup plus grandes que les chaînes canadiennes et américaines, en plus d'être présentes dans un plus grand nombre de pays.

Cette situation est positive en ce qui a trait au crédit car elle procure aux magasins un pouvoir de négociation face aux fournisseurs et accroît leur influence sur les prix.

Toutefois, l'exposition des supermarchés européens aux produits autres qu'alimentaires, comme les vêtements et les appareils électroniques, les laisse vulnérables aux conditions économiques, qui ne sont guère favorables depuis quelque temps.

En conséquence, les épiciers européens ont pris du retard sur leurs semblables américains et canadiens au chapitre de la croissance des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an.

L'amélioration de la situation économique en Amérique du Nord s'est traduite par une croissance des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an, en particulier chez Kroger, qui a maintenu une croissance de trois pour cent — comparativement à 1,5 pour cent pour Sobeys, 1,1 pour cent chez Metro et moins de 0,5 pour cent dans le cas de Loblaw.