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23/07/2013 11:31 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

Le Rwanda continue de soutenir les rebelles du M23 au Congo, selon HRW

GOMA, Congo - Le groupe rebelle M23, qui terrorise l'est de la République démocratique du Congo, continue de recevoir un appui significatif du Rwanda malgré les abus continus dont les rebelles sont tenus responsables, dénonce un nouveau rapport de Human Rights Watch (HRW).

Le rapport, publié lundi, affirme que des membres du M23 ont exécuté sommairement au moins 44 personnes et violé au moins 61 femmes et filles depuis le mois de mars.

Les rebelles ont tué 15 civils les 25 et 26 avril, et au mois six autres à la mi-juin, parce qu'ils étaient soupçonnés de collaborer avec des milices congolaises, affirme HRW.

Selon l'organisation de défense des droits de la personne, d'autres civils ont été exécutés par le M23 au cours des derniers mois, dont un père abattu par balle parce qu'il refusait de donner ses fils aux rebelles, un motocycliste qui a refusé de donner de l'argent et de jeunes recrues rattrapées après avoir tenté de s'enfuir.

Les abus se sont poursuivis dans les dernières semaines, affirme l'organisation. Une jeune fille de 12 ans partie puiser de l'eau a été violée par quatre rebelles du M23 ce mois-ci.

Les experts des Nations unies et d'autres observateurs accusent depuis longtemps le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, ce que le gouvernement du président Paul Kagame nie catégoriquement.

Un comité d'experts de l'ONU a rapporté en juin que l'appui du Rwanda au M23 avait diminué au cours des derniers mois, mais HRW affirme que le groupe continue de recevoir de l'entraînement, du matériel et des recrues en provenance du Rwanda.

Le porte-parole du M23, Kabash Amani, a rejeté le rapport, affirmant que Human Rights Watch est une organisation «très partisane».

«Ce n'est pas un rapport, ce sont seulement des rumeurs», a-t-il dit. «Nous sommes habitués à cela. Ce n'est pas la première fois qu'ils font ces allégations.»

Le rapport survient alors que les combats entre le M23 et l'armée congolaise se sont intensifiés. Des affrontements ont notamment eu lieu lundi à quelques kilomètres de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.