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23/07/2013 12:16 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

La dermatite du baigneur: infection évitable à condition de suivre les règles

MONTRÉAL - La baignade dans les lacs et les différents plans d'eau du Québec pourrait réserver de mauvaises surprises aux plaisanciers tentés de faire une saucette.

Les températures chaudes de juillet et celles qui suivront au mois d'août auront réchauffé suffisamment l'eau pour favoriser le développement d'une larve qui irrite la peau et cause la dermatite du baigneur.

Ce parasite est issu d'une combinaison entre l'ingestion des escargots par des canards et autres oiseaux aquatiques, et qui, à leur tour, rejettent une larve nommée cercaire.

Les cercaires vivent dans l'eau et se logent dans la peau des oiseaux. Puisque le derme humain est plus épais, la larve ne peut s'y loger, mais elle tente tout de même de s'incruster en surface et meurt. Sa présence entraîne toutefois des démangeaisons et des rougeurs.

Éric Lampron-Goulet, de la direction de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue, suggère quelques règles simples pour éviter de se frotter à ce petit parasite. Il recommande de ne pas se baigner là où des oiseaux aquatiques sont présents et de ne pas entrer à l'eau là où il y a des algues et de longues herbes.

Louis-Marie Poissant, conseiller en santé humaine et environnement à la santé publique de l'Outaouais, ajoute qu'à la sortie de l'eau, mieux vaut se sécher sans attendre.

«Si vous y aller, ne vous laissez pas sécher au soleil, mais séchez-vous vigoureusement à la serviette. Ceci permettra de déloger les cercaires de la peau», insiste M. Poissant.

Les jeunes enfants sont davantage exposés au risque de dermatite.

«Les enfants vont souvent entrer et sortir de l'eau et cela les met plus à risque parce qu'ils ne s'essuient pas chaque fois. Ils vont donc accumuler les cercaires, ces petites larves qui vont leur causer des démangeaisons et des rougeurs», mentionne M. Lampron-Goulet.

Quelques cas de dermatite du baigneur ont été rapportés ces dernières semaines, mais selon les directions de la santé publique, la situation demeure largement sous contrôle.