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23/07/2013 08:50 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

Elliot Lake : « Nous n'avons rien fait de mal », clame le propriétaire

Le propriétaire du centre commercial Algo d'Elliot Lake, dont l'effondrement partiel a tué deux personnes l'été dernier dans la municipalité du nord de l'Ontario, s'est défendu lors du début de son témoignage tant attendu, mardi, à l'enquête publique sur le drame, affirmant qu'il avait hérité d'un « éléphant blanc ».

Robert Nazarian est interrogé sur ce qui avait été fait, et ce qui n'avait pas été fait, pour régler le problème chronique d'infiltration d'eau de l'établissement, qui aura mené à l'effondrement partiel de son toit, qui servait aussi de terrain de stationnement.

Il a témoigné que les propriétaires précédents ne l'avaient pas informé du tout du problème lorsqu'il a fait l'acquisition du centre commercial en 2005. Il ne savait pas, a-t-il dit, que des travaux de l'ordre de millions de dollars étaient nécessaires. Il a ajouté qu'il avait voulu poursuivre les anciens propriétaires, mais que son avocat lui avait conseillé à l'époque de ne pas le faire. Selon le contrat de vente, l'homme d'affaires d'origine iranienne avait acheté l'établissement « tel quel ».

M. Nazarian a affirmé devant la commission Bélanger qu'il avait fait tout son possible pour réparer le toit du Centre Algo.

M. Nazarian a ajouté que « nous n'avons rien fait de mal ».

Toutefois, il a avoué « ne pas avoir de réponse » lorsqu'il a été interrogé sur le fait qu'il avait demandé qu'on retire les mots « fuite en cours » d'un rapport d'inspection. 

La semaine dernière, son fils, Levon, qui aidait son père à gérer le Centre Algo, a témoigné devant la commission Bélanger que ce dernier s'était senti trompé, après avoir acheté l'établissement.

Travaux en direct de l'enquête publique :


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Les Nazarian avaient tenté de se départir du centre commercial, mais sans succès. Levon a nié que c'était parce qu'ils ne voulaient pas effectuer les réparations nécessaires. Il a affirmé que, même dans les jours précédant le drame, Eastwood Mall Inc. tentait de trouver les fonds requis.

Vérité?

Toutefois, d'autres témoins ont soutenu devant la commission qu'aucuns travaux majeurs n'avaient été financés et qu'une société-écran avait même été créée pour laisser croire au créancier des Nazarian que d'importants travaux seraient amorcés. Levon Nazarian a nié catégoriquement qu'une telle compagnie eut été mise sur pied dans le seul but de prouver à la Banque RBC, déjà inquiète de l'état du bâtiment, que celui-ci serait réparé.

Levon Nazarian a aussi été accusé dans l'enquête publique d'avoir camouflé la vérité à propos du Centre Algo en évitant de transmettre un rapport d'inspection indépendant, commandé par un locataire du centre commercial, à un autre ingénieur responsable de son inspection.

Il aurait également tenté de dissimuler la chute d'un morceau de béton de l'édifice quelques mois avant l'effondrement de 2012.