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22/07/2013 10:38 EDT | Actualisé 21/09/2013 05:12 EDT

Des groupes veulent qu'Ottawa resserre la sécurité pour le transport de pétrole

MONTRÉAL - Plus de 50 organisations environnementales, syndicales et sociales du Québec et d'ailleurs au Canada demandent au gouvernement Harper de resserrer les règles de sécurité en matière de transport du pétrole.

Ces organisations reprochent au gouvernement fédéral de fermer les yeux sur les pratiques non sécuritaires de certaines entreprises pour des raisons économiques, laissant la population en subir les conséquences.

«Avec Lac-Mégantic, on voit ce que donne l'autoréglementation par l'industrie: on coupe les coins ronds pour éviter que ça coûte plus cher, on met un seul mécanicien par train», signale Steven Guilbault, directeur principal chez Équiterre.

«Pourquoi a-t-on permis ce genre d'échappatoire? Parce que la compagnie dit qu'elle ne fera pas ses frais autrement et le fédéral a accepté ça. Le gouvernement fédéral est complice en quelque sorte des enjeux de sécurité et des problèmes de déversement que nous avons connus au cours des dernières années et nous on dit: ça doit cesser», conclut l'environnementaliste.

Les organisations estiment qu'il est nécessaire d'amorcer une évaluation complète et indépendante sur la sécurité dans le transport des hydrocarbures non seulement par rail mais aussi par oléoduc, bateau et camion. Cette évaluation, selon elles, devrait inclure des audiences publiques et un examen du rôle de la déréglementation et de la privatisation dans l’affaiblissement des standards de sécurité.

Dans le domaine ferroviaire, elles réclament également que soit réinstaurée l’obligation d’avoir un minimum de deux conducteurs à bord des trains transportant du pétrole et de régler immédiatement un problème facilement identifiable.

«On demande le retrait immédiat des fameux wagons DOT-111 que l'on sait depuis très longtemps, depuis de nombreuses années, être des citernes très problématiques du point de vue de la sécurité, explique M. Guilbault. Il n'y a aucune raison pour accepter que ces citernes soient encore utilisées au Canada.»

Les organismes signataires soulignent que les premiers ministres provinciaux se réuniront en Conseil de la fédération à Niagara-on-the-Lake, en Ontario, du 24 au 26 juillet, et estiment que l'occasion sera belle pour que les dirigeants provinciaux fassent écho à leur appel pour un resserrement de la sécurité du transport de pétrole au pays.