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21/07/2013 11:33 EDT | Actualisé 20/09/2013 05:12 EDT

Mali: les agents électoraux enlevés par des rebelles du MLNA sont libérés

TOMBOUCTOU, Mali - Un groupe d'agents électoraux enlevés pendant le weekend dans le nord du Mali ont été libérés, dimanche, ont indiqué les autorités locales.

Ils s'étaient rendus dans la région instable de Kidal, encore largement sous l'emprise des Touaregs séparatistes, pour distribuer des cartes d'identité aux électeurs.

L'incident est survenu une semaine avant que les Maliens ne se rendent aux urnes pour l'élection présidentielle du 28 juillet, et ce en dépit des inquiétudes relativement à l'absence d'un contrôle gouvernemental dans la province de Kidal.

Les rebelles du Mouvement de libération de l'Azawad (MLNA) ont signé à contre-coeur un accord le mois dernier pour renoncer à leurs prétentions d'indépendance et permettre aux représentants du gouvernement de retourner dans la région en prévision de la présidentielle.

L'un des otages a pu utiliser son téléphone cellulaire pour rejoindre les forces françaises stationnées dans la région, a précisé le colonel Adama Kamissoko, gouverneur de la province de Kidal. Des militaires de l'opération Serval les ont ensuite localisés et ont fait pression auprès de la MLNA pour qu'ils soient relâchés, a-t-il poursuivi.

Les otages, qui auraient été composés de quatre agents électoraux et du maire adjoint de Tessalit, ont été transportés au camp d'Amachache, à environ 7 kilomètres de Tessalit, où se trouve la base militaire des forces tchadiennes et de la mission de l'ONU pour la paix.

Les autorités ne s'entendent pas sur le nombre de personnes visées par le rapt, alors que le gouverneur avance qu'ils étaient cinq au total, tandis que le ministère de l'administration territoriale affirme qu'ils étaient au nombre de six.

Le kidnapping de ces travailleurs ne fait que mettre en exergue les risques entourant la présidentielle. L'un des 28 candidats dans la course, le politicien d'opposition Tiebilé Dramé, qui s'était placé au troisième rang au dernier scrutin il y a six ans, a jeté l'éponge la semaine dernière. Il affirme que les risques de cette élection ne feront qu'aggraver la crise actuelle au Mali.