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20/07/2013 09:35 EDT | Actualisé 19/09/2013 05:12 EDT

Une autre poursuite judiciaire pour le Parc aquatique Calypso

Le Parc aquatique Calypso se retrouve encore une fois visé par une poursuite judiciaire pour des motifs liés à la sécurité des clients.

Cette fois-ci, une famille de Saint-Philippe, au Québec, réclame plus de 2 millions de dollars à Calypso, trois de ses employés et le fabricant de la glissade pour les blessures subies au parc et pour les conséquences de ces blessures.

Les plaignants affirment que c'est entre autres la négligence des employés du parc qui a causé les blessures du père de famille lors de leur visite.

Dans le document déposé en cour, les demandeurs allèguent que le 22 juillet 2011, Sylvain Provost a embarqué dans la glissade Aqualoop au parc aquatique Calypso. Il allègue que l'employée qui était responsable de surveiller la glissade à ce moment-là a omis de s'assurer que la glissade était dégagée avant de le propulser dans celle-ci.

La manoeuvre a causé une importante collision entre le père de famille et une jeune femme qui était restée prise dans la glissade. L'impact a été tel que le père de famille a subi de multiples fractures. Il s'est notamment cassé la jambe gauche, la cheville gauche et la clavicule gauche.

Les plaignants affirment qu'un employé a par la suite crié et obligé l'homme à sortir de la glissade malgré ses blessures. Deux employés l'ont ensuite transporté rapidement vers l'infirmerie plutôt que d'attendre les services ambulanciers, une décision qui aurait aggravé la blessure et les douleurs de l'homme.

Depuis l'accident, Sylvain Provost a dû subir huit interventions chirurgicales. Il dit toujours souffrir de ses blessures et n'a pu reprendre le travail et ses autres activités. La gorge serrée par l'émotion, il déplore que ce qui devait être une simple journée en famille se soit transformé en un terrible cauchemar.

Négligence et mauvaise formation des employés

La poursuite accuse le Parc aquatique Calypso de négligence parce que, selon elle, l'entreprise n'a pas respecté les normes de sécurité de l'Office des normes techniques et de la sécurité de l'Ontario (TSSA). Elle aurait aussi omis de former ses employés de façon adéquate en matière de premiers soins et de mesures d'urgence.

Cette semaine, le TSSA a déposé une vingtaine d'accusations contre le parc aquatique, en lien avec des blessures sérieuses subies par des visiteurs, entre 2011 et 2012.

À ce moment, le président-directeur général du parc, Guy Drouin, avait soutenu que son entreprise faisait de la sécurité de ses clients sa priorité. Il avait également affirmé qu'il faisait l'objet d'un abus de pouvoir de la part de l'Office des normes techniques et de la sécurité de l'Ontario.