NOUVELLES
20/06/2013 10:01 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

Wall Street ouvre en nette baisse, toujours sous le choc de la Fed

Wall Street a débuté la séance en nette baisse jeudi, au lendemain de commentaires de la banque centrale américaine (Fed) annonçant un retrait prochain de ses mesures exceptionnelles de soutien à l'économie: le Dow Jones perdait 0,95% et le Nasdaq 1,07%.

Vers 13H45 GMT, le Dow Jones Industrial Average abandonnait 142,85 points à 14.969,34 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 36,92 points à 3.406,28 points.

L'indice Standard & Poor's 500 se repliait de 0,99% (-16,08 points) à 1.612,85 points.

La Bourse de New York avait déjà été fortement affectée mercredi par les remarques des responsables de la Fed: le Dow Jones avait cédé 1,35% à 15.112,19 points et le Nasdaq 1,12% à 3.443,20 points.

Wall Street vacillait à l'instar des marchés de la planète, entre la forte baisse des indices des Bourses asiatiques et européennes, le recul du prix du baril de pétrole ou la chute de l'or, tombé jeudi sous le seuil de 1.300 dollars l'once pour la première fois depuis près de trois ans.

Alors que les investisseurs ont largement profité ces derniers mois des liquidités que la Fed injecte massivement tous les mois dans le système via des achats d'actifs, il a suffi que l'institution évoque un ralentissement de cette mesure pour angoisser les acteurs du marché.

A la suite d'une réunion du Comité de politique monétaire de la Fed mercredi, son président Ben Bernanke a en effet averti que l'institution, encouragée par de meilleures perspectives économiques, pourrait réduire dès cette année le montant des titres qu'elle rachète sur le marché et y mettre définitivement un terme en 2014.

"La Fed se prépare à se retirer progressivement de l'une des mesures les plus offensives de son histoire, et les investisseurs en ont pris note", a remarqué Chris Low, de FTN Financial.

"Même si M. Bernanke n'a eu de cesse de répéter lors de sa conférence de presse que les futures décisions monétaires seraient dictées par l'amélioration des indicateurs économiques", le marché "n'a semble-t-il voulu retenir que le fait que la Fed paraît favoriser un ralentissement de ses achats d'actifs un peu plus tôt qu'initialement anticipé", a remarqué Patrick O'Hare, de Briefing.com.

La morosité des investisseurs était aussi alimentée jeudi matin par la forte contraction de la production manufacturière en Chine, la plus forte en neuf mois, nouvel indice d'un ralentissement de la croissance dans la deuxième économie mondiale.

L'annonce d'une hausse plus forte que prévu des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis pendant la deuxième semaine de juin n'était pas non plus de nature à remonter le moral des courtiers.

Le marché obligataire s'affichait en nette baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 2,388% contre 2,311% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,461% contre 3,414% la veille.

jum/sl/sam