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20/06/2013 06:07 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

Un entrepreneur obtient une injonction pour poursuivre ses travaux

La Cour accorde une injonction provisoire à un entrepreneur de l'arrondissement de Beauport qui souhaitait faire cesser l'intimidation sur son chantier.

Jean-François Proulx voulait poursuivre la construction de son immeuble de 12 logements sur la rue Saint-Jules, malgré la grève des travailleurs de la construction.

Or, ses ouvriers ont été victimes d'intimidation de la part de grévistes. L'entrepreneur raconte que mardi matin, 35 grévistes ont tenté de pénétrer sur le chantier. « Depuis mardi, on avait sans cesse du monde qui venait envahir notre chantier, faire des menaces, alors on a décidé des mettre un terme à ça en prenant des procédures légales pour que les gens qui veulent travailler puissent travailler légalement sans regarder en arrière voir s'il n'y a pas un gréviste qui arrive », explique Jean-François Proulx.

L'entrepreneur a fait valoir que la construction de l'immeuble à logements doit être terminée pour l'arrivée des locataires le 1er juillet. Les retards dans les travaux seraient assumés entièrement par l'entrepreneur.

Les parties se sont entendues sur les termes de l'injonction provisoire, valide jusqu'au 3 juillet.

Les grévistes ne peuvent plus se rendre sur le chantier, à l'exception d'un représentant syndical. Ils doivent également cesser ou s'abstenir de menacer les employés sur le chantier. Un maximum de cinq grévistes en piquetage est autorisé à deux mètres de la propriété.

Les parties reviendront en Cour le 3 juillet pour discuter de la suite du dossier, si le conflit n'est pas réglé d'ici là.

Rappelons que depuis quatre jours, plus de 175 000 travailleurs de la construction sont en grève au Québec.