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20/06/2013 08:45 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

Les technologies vertes en vedette au Bourget

Un texte de Andrée-Anne St-Arnaud

Pour sa 50e édition, le Salon international de l'aéronautique du Bourget passe au vert. La tendance est au « green taxiing », une technologie qui permet à l'avion de se déplacer au sol sans consommer de carburant.

La société Israel industry aerospace (IAI) a présenté au Bourget un dispositif appelé « taxibot » qui consiste en un tracteur électrique qui permet de tirer l'avion sur le tarmac jusqu'à son point de décollage. Le « taxibot » est contrôlé depuis le cockpit et permet à l'avion de circuler les moteurs éteints pendant de longues minutes. L'avantage de ce dispositif, c'est qu'il reste au sol au moment du décollage. Il n'augmente donc pas le poids de l'avion et par conséquent, la consommation de carburant.

L'entreprise française Safran, en partenariat avec le géant Honeywell, développe de son côté l'EGTS (Electric green taxiing system) qui consiste à intégrer des moteurs électriques au train d'atterrissage principal. L'EGTS, qui devrait être commercialisé en 2016, prévoit une économie de kérosène 3 à 4 % par vol, malgré un surpoids de 300 kilogrammes.

Et puis la société Chorus Wheel présente le « Wheeltug », qui sera commercialisé à la fin de 2014. Ce système est similaire à celui de Safran, mais il est installé sur le train avant et non sur le train d'atterrissage principal.

Économies d'énergie

Le « green taxiing » pourrait permettre des économies substantielles. Le temps de roulage moyen des avions sur le tarmac est d'une trentaine de minutes, parfois plus dans des aéroports très achalandés. Ce temps moyen est appelé à s'allonger en raison de l'essor du trafic aérien mondial.

Ce roulage coûte extrêmement cher aux transporteurs. Par exemple, un Boeing 747 brûle 1250 litres de kérosène en moyenne pour 17 minutes de roulage au sol. Les économies en carburant pourraient ainsi atteindre jusqu'à 300 000 $ par vol, selon Safran. Les émissions de CO2 et les nuisances sonores seraient également réduites.

De plus, les transporteurs pourraient réaliser des économies sur les frais d'entretien. La durée de vie des moteurs des avions pourrait être augmentée puisque les dommages causés par l'aspiration de particules au sol seraient évités. Les freins de l'avion seraient par ailleurs moins sollicités.