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20/06/2013 11:02 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

Le premier ministre palestinien démissionne après deux semaines en poste

RAMALLAH, Territoire palestinien - Le nouveau premier ministre palestinien, qui était en poste depuis seulement deux semaines, a remis sa démission jeudi au président de l'Autorité palestinienne, à cause d'un «conflit sur l'autorité».

On ne sait pas très bien si Rami Hamdallah, un ancien doyen d'université, a vraiment l'intention de démissionner, ou s'il utilise la menace de sa démission pour obtenir plus de pouvoirs du président Mahmoud Abbas.

M. Abbas a reçu la lettre de démission de son premier ministre et va l'étudier, a déclaré l'un de ses conseillers, Nabil Abu Rdeneh.

Le premier ministre dirige l'Autorité palestinienne, le gouvernement autonome de certaines parties de la Cisjordanie qui assume la gestion des affaires courantes pour les Palestiniens.

Mahmoud Abbas est quant à lui responsable de l'ensemble de l'Autorité palestinienne et dirige la diplomatie, en particulier les efforts visant à relancer les négociations avec Israël sur la création d'un État palestinien. Les pourparlers sont dans l'impasse depuis 2008, mais le secrétaire d'État américain, John Kerry, tente de les relancer.

Rami Hamdallah est arrivé en poste le 6 juin, après avoir été choisi de façon inattendue par M. Abbas pour remplacer le premier ministre Salam Fayyad, qui jouissait d'une réputation internationale. M. Abbas avait donné à son nouveau premier ministre deux adjoints, un pour les questions économiques et l'autre pour les questions politiques, apparemment pour compenser son manque d'expérience politique.

Le bureau de M. Hamdallah a indiqué jeudi qu'il avait remis sa démission à M. Abbas à cause d'un «conflit sur l'autorité», mais n'a pas donné de détails.

M. Abbas s'était fréquemment disputé avec M. Fayyad, un indépendant qui a été premier ministre pendant six ans et qui était respecté par les pays occidentaux pour son pragmatisme. Les hauts responsables du Fatah de Mahmoud Abbas réclamaient le remplacement de M. Fayyad, estimant que le premier ministre devait être un proche du Fatah.

La nomination de Rami Hamdallah au poste de premier ministre était considérée comme une tentative de Mahmoud Abbas de consolider son pouvoir.