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20/06/2013 04:08 EDT | Actualisé 19/08/2013 05:12 EDT

Le bureau de Doha au coeur des tractations avec les talibans

Le bureau ouvert par les talibans afghans à Doha « ne doit pas être traité comme, ou se présenter comme, une ambassade », a affirmé jeudi la représentante adjointe américaine à l'ONU, Rosemary DiCarlo, lors d'un débat au Conseil de sécurité.

La déclaration américaine intervient au moment où le président afghan se dit prêt à participer aux discussions de paix avec les talibans, à condition que ceux-ci enlèvent leur drapeau et changent le nom du bureau qu'ils viennent d'ouvrir au Qatar.

Les talibans et les Américains avaient annoncé mardi une « prochaine » reprise de leurs contacts pour des discussions de paix, après l'ouverture à Doha d'un bureau de représentation taliban après plus de 11 ans de guerre.

L'annonce n'a pas été bien reçue à Kaboul, irritée notamment par le nom du bureau taliban à Doha, l'« émirat islamique d'Afghanistan », qui était l'appellation du gouvernement du mouvement islamiste de 1996 jusqu'à son renversement en 2001.

Donnant donnant

Le président Hamid Karzaï en a profité pour réclamer des États-Unis une déclaration officielle de soutien à son gouvernement avant de s'impliquer dans les discussions.

De leur côté, les talibans afghans se disent prêts à libérer un soldat américain retenu en otage depuis 2009 en échange de cinq de leurs combattants détenus sur la base américaine de Guantanamo.

Le sergent Bowe Bergdahl, 27 ans, est le seul soldat américain retenu en otage en Afghanistan. Il serait détenu au Pakistan.

Le rôle des autorités du Pakistan pour la reprise des discussions entre les talibans afghans et les États-Unis a été crucial. Islamabad, qui a soutenu pendant des années les talibans, aurait revu ses calculs pour miser sur un Afghanistan plus stable.