POLITIQUE
20/06/2013 03:46 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

Les négociations dans la construction reprendront vendredi matin (VIDÉO)

Les négociations dans l'industrie de la construction reprendront vendredi matin à Montréal, tandis que les ouvriers amorceront une cinquième journée de grève consécutive.

À l'issue d'une rencontre jeudi à Québec avec la ministre du Travail, Agnès Maltais, le représentant de l'Alliance syndicale, Yves Ouellet, a indiqué qu'il attendait l'appel du conciliateur et qu'il était prêt à négocier.

La ministre Maltais a rencontré individuellement les représentants de l'Association de la construction et de l'Alliance syndicale pour tenter de régler le conflit qui paralyse l'industrie de la construction.

Les représentants patronaux ont refusé de commenter l'état des pourparlers, à la sortie de la réunion. Même mutisme de la part des représentants syndicaux.

La ministre a aussi donné peu de détails sur l'état des discussions, mais laissait entendre que la réunion permettrait aux négociations de reprendre rapidement.

« Aujourd'hui, j'avais un objectif, que les discussions, les négociations reprennent. Je remercie les représentants des associations syndicale et patronale qui ont accepté de recevoir et de répondre à l'appel des négociateurs et de se rasseoir à la table des négociations. Maintenant, laissons-les travailler », a affirmé la ministre Maltais lors d'un bref point de presse à la suite des rencontres.

Yves Ouellet n'a pas voulu donner plus de détails sur la discussion avec la ministre Maltais. « La ministre nous a demandé de garder ces choses-là confidentielles et je suis sûr que la même demande a été faite du côté patronal. On ne veut pas faire la négo sur la place publique. S'ils veulent négocier dans une heure, on va négocier dans une heure. On attend l'appel du conciliateur », a-t-il dit.

La grève se poursuit

Entre-temps, la grève se poursuit. Depuis quatre jours, plus de 175 000 travailleurs de la construction sont en grève au Québec.

Les négociations sont interrompues entre les syndiqués et leurs employeurs en dépit de l'intervention d'un conciliateur dans le dossier pour ramener les parties à la table de négociation.

Malgré plusieurs voix qui s'élèvent pour réclamer l'adoption d'une loi spéciale pour mettre un terme à la grève, la ministre du Travail exclut toujours, pour l'instant, le recours à une telle mesure.

Néanmoins, la première ministre, Pauline Marois, a durci le ton jeudi matin, sur les ondes du 98,5 FM. « Je ne veux pas mettre de délai, mais je ne tolérerai pas que la situation dure longtemps. Ils ont intérêt à régler vite », a-t-elle dit, en entrevue.

Manifestations à Montréal et dans plusieurs régions

En guise de soutien aux travailleurs de la construction en grève, les cinq syndicats de l'Alliance ont mobilisé leurs membres pour une manifestation à Montréal, qui s'est mise en marche en fin d'avant-midi, jeudi.

Les manifestants se sont rassemblés devant les bureaux de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ), à Anjou. Ils étaient environ 2000, selon un porte-parole des syndicats. Ils devaient se rendre devant les bureaux de l'Association de la construction du Québec, situés boulevard Métropolitain.