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18/06/2013 02:23 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

USA: un homme inculpé pour une fausse alerte à la bombe dans un avion

Un homme a été inculpé pour fausses déclarations et pour avoir prétendu qu'il avait une bombe dans son sac à dos, sur un vol domestique aux Etats-Unis, a annoncé mardi la justice américaine.

Mark Michael Bote, 23 ans, était apparu nerveux, tremblant et "se dandinait d'avant en arrière" sur son siège, lors d'un vol entre Knoxville (Tennessee, sud) et Denver (Colorado, ouest), le 14 juin.

Les 136 passagers et cinq membres d'équipage à bord du vol, opéré par Frontier Airlines, avaient dû être évacués de l'avion dans une zone reculée de l'aéroport de Denver, après les déclarations de M. Bote, selon la chaîne ABC.

Citant le rapport de police, le bureau du procureur précise dans un communiqué que "lorsque M. Bote s'est assis, il a gardé son sac à dos sur lui. Un membre de l'équipage lui a demandé de l'enlever. Il l'a alors mis sous le siège devant lui mais ne l'a jamais vraiment lâché".

"Plus tard pendant le vol, un membre d'équipage a demandé à M. Bote si tout allait bien. Il a répondu en prononçant le mot +bombe+ et plusieurs autres expressions incompréhensibles", poursuit le bureau du procureur.

Un passager, qui était assis à côté de l'accusé, a précisé que ce dernier avait dormi pendant la quasi-totalité du vol, avant de se réveiller subitement en criant "Au secours, au secours". Un membre d'équipage lui a demandé ce qui n'allait pas et M. Bote a répondu: "Il y a une bombe. Il y a une bombe".

L'équipage a finalement réussi à lui prendre son sac à dos, et après consultation avec le pilote, a décidé d'évacuer les passagers et leurs bagages.

Pendant l'enquête, une passagère a déclaré qu'elle voyageait avec M. Bote, et qu'ils faisaient partie d'un groupe religieux.

L'enquête du FBI a conclu que M. Bote pensait être l'objet d'un harcèlement, et qu'il s'accrochait à son sac à dos parce qu'il "pensait qu'il contenait une bombe car il était plus lourd qu'auparavant".

En cas de condamnation, l'accusé risque jusqu'à cinq ans de prison et 250.000 dollars d'amende.

mt/rr/sam