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18/06/2013 06:33 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

USA: pas de report du procès du tireur de Fort Hood, fixé en août

L'ex-psychiatre de l'armée américaine accusé d'avoir tué 13 personnes en 2009 sur la base militaire de Fort Hood, au Texas, ne bénéficiera d'un nouveau report de son procès, qui débutera le 6 août, a décidé la juge Tara Osborn mardi.

La sélection des jurés pour ce procès qui aura lieu en cour martiale commencera le 9 juillet, a décidé la même juge.

Le commandant Nidal Hasan, 42 ans, né en Virginie (est) de parents palestiniens, est également accusé d'avoir blessé 32 personnes lors de ce massacre commis en novembre 2009.

Encourant la peine de mort, il avait après avoir renoncé à ses avocats obtenu le droit de se représenter lui-même. Il avait alors demandé un report de son procès, pour avoir le temps de préparer sa défense, qu'il espérait baser sur le fait qu'il voulait "défendre" les talibans en perpétrant cette attaque, dont les victimes étaient selon lui sur le point d'être déployées en Afghanistan.

Mais la juge militaire, colonel de l'armée américaine, a estimé que cette approche --qui peut être utilisée de la même manière que la légitime défense devant un tribunal dans les cas où des personnes sont en situation de danger immédiat-- ne pouvait être défendue lors de ce procès.

Elle avait déjà accepté de repousser le début de la sélection des jurés le temps d'étudier la demande de report de trois mois du procès formulée par Nidal Hasan.

Ce dernier était aussi parvenu l'année dernière à faire traîner le processus en refusant de raser sa barbe, une attitude pour laquelle il a été condamné à plusieurs reprises à 1.000 dollars d'amende.

Hasan est devenu paraplégique après avoir reçu une balle lors de la fusillade sur la base de Fort Hood. Considéré comme un "loup solitaire" d'Al-Qaïda, il a été reconnu par de nombreux témoins.

Le drame avait créé un choc dans l'opinion américaine. Le haut commandement de l'armée avait été soumis à d'intenses critiques pour avoir ignoré des signes avant-coureurs dans le comportement de Hasan qui, selon le FBI, correspondait par courriel avec l'imam radical Anwar Al-Aulaqi, tué dans une attaque de drone américain au Yémen en septembre 2011.

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