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18/06/2013 02:42 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

"Persécutée" à Cuba, la famille du dissident Paya se réfugie aux Etats-Unis

La veuve et la fille du dissident cubain Oswaldo Paya, mort en voiture en juillet 2012, ont indiqué mardi qu'elles avaient trouvé refuge, avec d'autres membres de leur famille, chez des proches aux Etats-Unis, se disant victimes de persécutions à Cuba.

"Nous sommes des réfugiés politiques ici parce que nous sommes des persécutés politiques à Cuba", a souligné Ofelia Acevedo, veuve d'Oswaldo Paya, lors d'une conférence de presse organisée dans une église catholique de Miami, en Floride (sud-est).

"Nous ne sommes pas venus pour demander l'asile politique, nous sommes simplement entrés dans ce pays en tant que réfugiés", a-t-elle ajouté.

Ofelia Acevedo a expliqué qu'elle était arrivée en compagnie de ses trois enfants, de sa mère et de sa soeur le 6 juin à Miami, où ils ont de la famille et des amis pouvant les aider.

"Vous savez ce qui est arrivé à ma famille à Cuba, ce qui est arrivé à mon mari. Les raisons de quitter (l'île) me semblent évidentes", a-t-elle martelé devant les journalistes.

Pour la fille du dissident, Rosa Maria, "à Cuba, on réprime tout le monde", et depuis la mort de son père, "les menaces et la surveillance" de sa famille n'ont cessé de grandir.

Aussi bien la veuve que la fille du dissident disparu, fondateur du Mouvement chrétien de libération (MCL) et lauréat du Prix Sakharov 2002 du Parlement européen, ont toutefois précisé que leur départ de Cuba restait "temporaire".

"Il n'existe aucune restriction, en tout cas de la part du gouvernement des Etats-Unis, concernant notre retour à Cuba. Nous pouvons le faire. Nous avons nos passeports cubains valides pour deux ans", ont-elles précisé, indiquant qu'elles y retourneront lorsque les conditions politiques sur l'île s'y prêteront.

Figure de la dissidence cubaine, Oswaldo Paya, 60 ans, et un autre opposant, Harold Cepero, 31 ans, sont morts le 22 juillet dans un accident de la route qui a provoqué un vif émoi et soulevé des doutes parmi les proches de Paya.

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