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18/06/2013 02:10 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

Les programmes de surveillance américains auraient permis de déjouer 50 complots

AP

WASHINGTON - Le directeur de l'agence américaine de sécurité nationale (NSA) a déclaré mardi que le vaste programme de surveillance électronique du gouvernement américain avait permis de déjouer une cinquantaine de complots terroristes à travers le monde, dont un qui visait la Bourse de New York.

Lors d'une audience mardi devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants à Washington, le général Keith Alexander a déclaré que les deux programmes de surveillance dévoilés récemment — l'un visant les registres téléphoniques aux États-Unis et le deuxième visant des serveurs Internet américains utilisés par des étrangers possiblement liés au terrorisme — étaient cruciaux dans la lutte contre le terrorisme.

Des responsables du renseignement américain ont dévoilé la semaine dernière les détails de deux attaques déjouées, l'une visant le métro de New York et l'autre contre le journal danois qui a publié des caricatures du prophète Mahomet. Le général Alexander et Sean Joyce, directeur adjoint du FBI, ont présenté des détails additionnels sur deux autres complots, dont un qui visait Wall Street.

M. Joyce a déclaré que la NSA avait identifié un extrémiste au Yémen qui était en contact avec un individu à Kansas City, au Missouri. Les autorités ont pu identifier les conspirateurs et déjouer un complot contre la Bourse de New York, a-t-il dit.

M. Joyce a aussi affirmé qu'un individu qui finançait le terrorisme sur le territoire américain avait été identifié et arrêté en octobre 2007 grâce à un registre téléphonique fourni par la NSA. Cet individu faisait des appels téléphoniques à un numéro associé à un groupe terroriste connu dans un pays étranger.

Le représentant républicain Mac Thornberry a demandé si ce pays était la Somalie, ce que M. Joyce a confirmé, tout en précisant que les activités antiterroristes des États-Unis dans ce pays étaient classifiées.

Les programmes de surveillance «aident la communauté du renseignement à relier les éléments entre eux», a dit le général Alexander devant la commission, qui tenait une rare audience publique. Il a précisé que les responsables du renseignement fourniraient à la commission des détails plus étoffés sur les 50 complots, de même que le nombre précis de complots déjoués en Europe.