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18/06/2013 06:20 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

Le rôle du CPM dans les attaques contre Justin Trudeau soulève des questions

OTTAWA - Les attaques des conservateurs concernant la carrière de conférencier de Justin Trudeau se sont retournées contre eux, mardi, en soulevant des questions sur le bien-fondé d'utiliser le Cabinet du premier ministre (CPM) pour faire de la propagande partisane.

Le vent a tourné depuis que le journal Barrie Advance a révélé que le CPM était à l'origine des documents transmis aux médias lundi montrant que trois événements-bénéfices durant lesquels le chef libéral a pris la parole en 2006, soit avant qu'il ne devienne député, avaient perdu de l'argent.

Le personnel du bureau du premier ministre a également distribué la semaine dernière des copies de la lettre d'une oeuvre de bienfaisance du Nouveau-Brunswick demandant à M. Trudeau de lui rembourser le cachet de 20 000 $ qu'il avait exigé pour prononcer un discours à une activité de financement en 2012, qui s'est avérée déficitaire.

Des médias ont depuis rapporté qu'au moins l'une des membres du conseil d'administration de l'organisme avait des liens avec le Parti conservateur du Canada, notamment parce que son mari siège au conseil exécutif de l'association de circonscription du député conservateur Rob Moore.

Le débat sur l'utilisation du CPM, qui est financé par les contribuables, à des fins partisanes, s'est rendu jusqu'en Irlande du Nord mardi, où le premier ministre Stephen Harper donnait une conférence de presse au terme du sommet du G8.

Évitant la question, M. Harper s'est contenté de déclarer qu'il trouvait inapproprié qu'un député accepte de l'argent pour prendre la parole durant des événements organisés par des associations caritatives.