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18/06/2013 09:52 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

Le pétrole en hausse à New York, le marché anticipe une baisse des stocks

Le pétrole a débuté la séance en légère hausse mardi à New York, soutenu par la perspective d'une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis, des indicateurs de bon augure pour la consommation énergétique dans le pays et la persistance de tensions au Moyen-Orient.

Vers 13H15 GMT, le baril de référence pour livraison en juillet gagnait 51 cents à 98,28 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les investisseurs "anticipent une baisse des réserves de pétrole aux Etats-Unis" à la veille de la publication du rapport hebdomadaire du département de l'Energie sur les stocks de produit pétrolier dans le pays, premier consommateur mondial d'or noir, a indiqué Bart Melek, de TD Securities.

Autre raison pour les acteurs du marché de faire grimper les prix selon l'analyste: plusieurs statistiques publiées avant l'ouverture de la séance officielle "tendent à suggérer une amélioration de la demande" aux Etats-Unis.

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont d'une part rebondi en mai, de 6,8%, et les prix à la consommation ont légèrement augmenté sur la même période, entraînés notamment par un redressement des prix de l'énergie.

Les troubles géopolitiques au Moyen-Orient continuaient aussi à participer au redressement des cours du pétrole.

La crainte d'une aggravation des tensions en Syrie restait présente alors que plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la Russie, se sont impliqués dans le conflit ces derniers jours.

Les dirigeants des grandes puissances du G8, réunis en Irlande du Nord, restent divisés sur le sujet mais "il semble que nous puissions dire à la fin de ce sommet que des progrès ont été réalisés en vue de la convocation d'une conférence internationale sur la Syrie", a assuré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

La Turquie, où le gouvernement a menacé d'avoir recours à l'armée pour contrer la contestation, est également un sujet de préoccupation pour les acteurs du marché pétrolier: même si le pays n'est pas un producteur de brut, des oléoducs importants traversent son territoire.

Les opérateurs attendaient par ailleurs toujours avec fébrilité le début dans la journée de la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire de la Fed.

Le président de l'institution Ben Bernanke devrait s'exprimer mercredi sur la pérennité du programme de soutien massif à l'économie américaine en place, de nature à stimuler les investissements dans les actifs risqués, tels que le pétrole.

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