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18/06/2013 03:23 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

Le pétrole à son plus haut en neuf mois avant les stocks américains

Le pétrole a terminé à son plus haut en neuf mois mardi à New York, les investisseurs anticipant une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et restant nerveux face à la situation au Moyen-Orient, avant une réunion très attendue de la banque centrale américaine.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a gagné 67 cents pour s'établir à 98,44 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Il faut remonter au 14 septembre 2012 pour trouver un prix supérieur en clôture (99,00 dollars).

A la veille de la publication par le département américain de l'Energie de ses chiffres hebdomadaires sur les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis, "le marché anticipe un recul des stocks de brut et s'est positionné en fonction" de cette hypothèse, a relevé Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les réserves de pétrole brut américains devraient avoir diminué de 400.000 barils la semaine dernière.

Autre raison pour les acteurs du marché de faire grimper les prix: les statistiques publiées avant l'ouverture de la séance officielle "sans être époustouflantes, ne sont pas mauvaises, ce qui suffit à faire monter les cours", a souligné M. Larry.

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont ainsi rebondi en mai, de 6,8%, et les prix à la consommation ont légèrement augmenté sur la même période, entraînés notamment par un redressement des prix de l'énergie.

"Les craintes liées aux troubles géopolitiques au Moyen-Orient, surtout en Syrie et dans une moindre mesure en Turquie, ont également participé à la progression du WTI", a indiqué James Williams, de WTRG Economics.

Même si ces deux pays ne sont pas des producteurs majeurs de pétrole, "les investisseurs craignent que le conflit syrien ne se propage aux pays voisins, et notamment à l'Irak, et que cela affecte les oléoducs qui traversent la Turquie", a-t-il expliqué.

Les opérateurs sont par ailleurs restés nerveux alors que débutait à Washington une réunion de deux jours de la Fed. Les marchés attendent notamment d'en savoir plus sur la longévité de son programme de rachats d'actifs.

La banque centrale américaine injecte actuellement 85 milliards de dollars par mois de liquidités dans le système financier, via des rachats d'obligations d'État et de titres hypothécaires, dans le but de soutenir l'économie américaine.

Ces injections ont notamment pour effet de stimuler les investissements dans les actifs à risque, tel le pétrole.

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