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18/06/2013 04:16 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

Le gouvernement malien et les rebelles touaregs signent un accord de paix

OUAGADOUGOU, Burkina Faso - Le gouvernement du Mali a signé mardi un accord avec les rebelles séparatistes touaregs qui contrôlent toujours une province du nord du pays, ouvrant la voie au retour de l'armée malienne dans la zone.

L'accord, signé devant les journalistes par deux représentants de la rébellion touareg et un émissaire du gouvernement malien dans la capitale du Burkina Faso voisin, appelle à un cessez-le-feu immédiat.

Un exemplaire de l'accord consulté par l'Associated Press prévoit également la mise sur pied d'une commission comprenant quatre membres de la rébellion, quatre représentants de l'armée malienne et cinq membres de la communauté internationale impliqués dans la résolution de la crise au Mali.

La commission devra décider de quelle façon les rebelles seront désarmés et les étapes nécessaires au retour de l'armée malienne dans la zone occupée.

Les forces de sécurité maliennes reviendront à Kidal, la capitale régionale du nord du Mali occupée par les rebelles touaregs, avant l'élection présidentielle du 28 juillet, prévoit l'accord. Le déploiement commencera par une unité de gendarmes et de policiers, suivie par un déploiement progressif des militaires, en étroite collaboration avec les forces africaines et de l'ONU.

Le représentant du gouvernement malien durant les discussions, Tiebile Drame, a déclaré que les deux parties avaient surmonté de grandes différences.

«Je crois que nous pouvons dire que la plus grande tâche a été complétée. Nous nous sommes entendus sur l'essentiel. Il y a un consensus international et un consensus malien sur les questions fondamentales, qui comprennent l'intégrité de notre territoire, l'unité nationale et la nature laïque et républicaine de notre État», a-t-il dit.

Selon M. Drame, les rebelles touaregs ont accepté le fait que l'État malien exercerait sa souveraineté «sur tous les centimètres du territoire» et que l'armée malienne retournerait à Kidal.

Un porte-parole du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Moussa Ag Attaher, a déclaré que les rebelles touaregs s'étaient rangés derrière l'accord.

«Le MNLA et le Haut Conseil de l'Azawad (un groupe qui représente un autre faction touareg) ont tout donné pour la paix, alors nous acceptons cet accord», a-t-il dit.