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18/06/2013 01:27 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

L'ancien directeur général des élections Pierre-F. Côté est décédé

MONTRÉAL - Le tout premier directeur général des élections du Québec (DGEQ), Pierre-F. Côté, s'est éteint lundi soir, a confirmé Denis Dion, porte-parole de l'institution. Il était âgé de 85 ans.

Il est décédé à l'Hôpital Laval, à Québec, d'une rupture de l'aorte.

Au cours de ses 19 années à la tête de l'organisme électoral, Pierre-F. Côté a vécu de près de nombreux scrutins municipaux et provinciaux — mais surtout, deux importants référendums sur la souveraineté du Québec, en 1980 et en 1995.

Il a insufflé un véritable vent de changement au sein de l'institution indépendante, qui, sous sa houlette, s'est transformée en «phare de la démocratie», a plaidé Denis Dion en entrevue téléphonique.

Né à Québec en 1927, avocat et diplômé en relations industrielles, Pierre-F. Côté est entré dans la fonction publique québécoise en 1960 et a occupé pendant quatre ans le poste de chef de cabinet du ministre des Richesses naturelles de l'époque, René Lévesque.

Lorsque M. Côté est entré en fonction au DGEQ, en 1978, il a fusionné trois entités — la représentation électorale, le financement des partis politiques et l'organisation des élections — afin de permettre au DGEQ d'avoir les coudées franches et de jouir d'une plus grande indépendance. On lui doit aussi la réalisation d'une liste électorale permanente.

Sous son impulsion, le DGEQ a également développé une offre d'expertise à l'international. Il a d'ailleurs agi à titre de coordonnateur d'une mission d'observation du processus électoral en Haïti en 1990.

«Il a fait du Directeur général des élections une institution reconnue et respectée. Il avait une personnalité très forte, et l'institution a reflété cette personnalité-là», a fait valoir M. Dion.

Pierre-F. Côté a été fait officier de l'Ordre de la Pléiade et de l'Ordre national du Québec, en 1998, avant d'être nommé chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur de France, en 2001.

«C'était un grand démocrate, un modernisateur d'institutions, a résumé M. Dion. C'est une journée sombre pour le DGEQ. On perd un père spirituel.»